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Je lis "De la vraie violence gratuite..."
C'est pas ce que je vois.
ON aimerait bien que le quidam voit là "une violence gratuite", gratuite au sens qu'elle n'aurait aucune explication, qu'elle serait pulsionnelle, qu'elle serait - pourquoi pas - génétique.
Et bien non.
Cette violence-là n'est pas "gratuite".
Quand elle s'exprime, si
insensée soit-elle, elle découle (déborde !) du vécu. Elle est conséquence. Elle est trouble social. Avec ce trouble qui nait du social.
Ces jeunes gens occupent le Monde.
Ils n'ont d'autre possible.
Ils n'ont pas de rêve.
Ils ont grandi dans un cauchemar.
Je n'écarte pas que de tels agissements d'enfants puissent ainsi troubler l'Ordre public.
Les enfants, nous les humains, ne s'épanouissent pas dans l'Ordre.
Mais dans la Paix.
Notre société n'évolue pas vers la Paix. Et les enfants trinquent pendant que le tissu social s'effiloche.
De fait, c'est assez embêtant pour les gamins, le tissu social du capitalisme obéit comme le reste aux "règles" du marché. Le tissu social c'est comme celui de ton sweat : faut pas qu'il coûte. Mieux! : faut qu'il soit rentable.
Forcément des mômes restent sur le carreau.
Pour être bien net, c'que j'voit dans l'film, c'est pas des héros, c'est pas des
Man avec un grand M et les bijoux qui vont avec. C'est des morts que j'vois. Des mômes qui vont se faire casser le cul entre quatre murs, des p'tits culs qu'ils ont bien ronds. Des gamins violés... s'ils ne sont pas mort avant, d'une balle dans le dos ou dans l'bas du bide... s'ils ne brillent pas de talent en handi-sport...
Onsépa keskipeu arivé.
M'enfin.
J'dis ça pour m'occuper. Pour m'distraire... J'bossais ce matin, jusqu'à 15h00, et Ma Chérie est au boulot depuis 14h00, et rentrera sous le chant de la chouette et du hibou.
J'ai du temps libre.
Du plaisir à l'attendre.
Je sais qu'elle rentre.
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