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LA PEUR AUX VENTRES...



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MessagePosté: Dim 27 Mai 2007, 14:13 


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Monsieur Brice Hortefeux

Ministre de l'Immigration,

101 rue de Grenelle

75007 Paris

LETTRE OUVERTE





Paris, le 22 mai 2007





Objet : la France condamnée par la Cour européenne des droits de l'Homme parce qu’elle ne respecte pas ses obligations en matière de droit à des recours suspensifs.





Monsieur le ministre,



Vous vous êtes rendu samedi à la zone d'attente des personnes en instance (ZAPI) de l’aéroport Charles de Gaulle de Roissy. Nous nous réjouissons de l’intérêt que vous manifestez ainsi pour les lieux où des étrangers sont maintenus dans l’attente d’être admis sur le territoire français, ou, ce qui est plus souvent le cas, d’être refoulés.


Il se trouve justement que, le 26 avril 2007, dans une décision rendue à l'unanimité, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a condamné la France pour la façon dont elle renvoie les étrangers menacés dans leur pays d'origine, en exigeant que les personnes susceptibles de voir leur vie ou leur intégrité menacée aient « accès à un recours de plein droit suspensif » .


Si la France est aujourd’hui condamnée par la CEDH concernant la procédure d’asile à la frontière, considérablement durcie ces dernières années, cette condamnation va bien au-delà.

En effet, la France ne peut plus continuer à violer comme elle le fait les droits fondamentaux inscrits dans la Convention européenne des droits de l’homme qu’elle a ratifiée, tels que le droit à la vie (article 2 de la Convention), le droit à ne pas subir de tortures ou de traitements inhumains ou dégradants (article 3), mais également le droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 ).


Depuis maintenant une quinzaine de jours, des juges des libertés et de la détention du Tribunal de grande instance de Bobigny et de Créteil (compétents pour l'aéroport de Roissy et d’Orly et leurs zones d'attente) tirent les conséquences de l’arrêt de la Cour européenne : ils constatent que la législation française n’est pas conforme et refusent de voir violée plus longtemps la Convention européenne. Ils rejettent donc les demandes de prolongation de maintien en zone d'attente et les étrangers demandeurs d'asile qui comparaissent devant eux sont admis sur le territoire français afin que leur demande de protection soit examinée selon la procédure normale.




Pour autant, la France continue de violer de façon délibérée et répétée la Convention européenne, en s'empressant de renvoyer les demandeurs d'asile d'où ils viennent avant qu'ils ne passent devant le juge -parfois avant même leur placement en zone d’attente (à la suite de contrôles dits « passerelles »)-, en éloignant des étrangers malades ou ceux invoquant des menaces, avant toute décision juridictionnelle.


L’arrêt de la CEDH a trouvé un écho mercredi 11 mai dernier avec une nouvelle condamnation de la France, celle du Comité contre la torture des Nations Unies cette fois, pour violation de l’article 3 de la Convention contre la torture des Nations Unies qui interdit à tout Etat partie de renvoyer une personne vers un pays où elle risque la torture.


Aujourd’hui, la France est donc dans l'obligation urgente de modifier sa législation et ses pratiques, et d'offrir un recours automatiquement suspensif devant le juge à tout étranger susceptible de voir sa vie, sa liberté, son intégrité physique et mentale, ou sa santé menacée à la suite d’un refus d'entrée et de séjour en France, d’une expulsion ou d’une interdiction du territoire.


Or, à ce jour, en droit français, seules les procédures concernant la reconduite à la frontière et l'obligation de quitter le territoire français respectent ce principe, du moins en métropole. Tel n'est pas le cas pour les refus d'entrée avec renvoi dans le pays de provenance, les refus de séjour au titre de l’asile, les arrêtés de réadmission Dublin II dans un autre Etat membre de l’Union européenne, les arrêtés d'expulsion, ni pour les décisions fixant le pays de renvoi (presque toujours celui dont l'étranger a la nationalité) après une interdiction du territoire ou autre mesure d'éloignement.



Les organisations signataires demandent donc :

- que cessent immédiatement les mesures de refoulement et d’éloignement d’étrangers tant qu’un juge ne s’est pas prononcé sur leur bien fondé,

- que soit adoptée une modification législative qui instaure un recours de plein droit suspensif sur l’ensemble des mesures d’éloignement.



ACAT France - ADDE - AMNESTY International - ANAFE - CIMADE - GISTI - LDH - MRAP - SAF - Syndicat de la Magistrature (SM)


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MessagePosté: Lun 28 Mai 2007, 17:45 


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BRAHIMA SACKO, EXPULSE LE 11 AVRIL 2007, REVIENT EN FRANCE

Mardi 10 avril, Brahima se présente au guichet de la préfecture de l’Essonne, suite à une convocation pour régulariser sa situation. Il est immédiatement interpellé par la police, conduit au commissariat et expulsé précipitamment dès le lendemain après-midi. Son père aura à peine le temps de lui apporter quelques vêtements et un peu d’argent. Ce mercredi soir du 11 avril, Brahima téléphonera à son père depuis l’aéroport de Bamako car il ne sait pas où aller.

Brahima a 20 ans. Il était arrivé en France à l’âge de 2 ans et n’était jamais retourné au Mali.
A Grigny, la ville où Brahima vit depuis dix-sept ans et demi, c’est l’incompréhension et la révolte. Brahima est connu et apprécié dans la ville : il y a suivi toute sa scolarité, est titulaire d’un CAP maçonnerie. Il s’implique beaucoup dans la vie sociale de la ville : animateur bénévole pour le service jeunesse de la ville, membre actif de l’association Grigny Jeune Espoir, il débutait une formation d’animateur professionnel avant d’être expulsé.

Les jeunes Grignois vont se mobiliser contre l’injustice de cette expulsion sans jamais céder à la colère, ni à la violence .Ils se lèvent tôt le matin, vont sur les marchés, informent, expliquent, font signer une pétition (2000 signatures), rassemblent la population autour de Brahima. Le maire, le député de la circonscription, la sénatrice et la FIDH à Bamako multiplient leurs interventions.

Ils ont gagné ! Le consulat de France à Bamako a accordé un visa à Brahima.
La résistance citoyenne l’a emporté sur l’arbitraire: après un mois et demi d’exil, Brahima est de retour en France.



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MessagePosté: Mer 30 Mai 2007, 10:38 


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27 mai 2007


Ci-dessous un texte rédigé par des passagers du vol AF 796 pour Bamako du 26 mai. Pour s’être indigné des mauvais traitements infligés à un Malien reconduit de force, plusieurs passagers ont été menacés, l’un d’entre eux interpellé, placé en garde à vue et menacé de poursuites. Pour finir le vol a été annulé tandis que l’expulsé était évacué en ambulance, inconscient et langue pendante.
Ces pratiques d’une extrême violence sont inadmissibles. Mais il est profondément encourageant de constater qu’elles ne sont pas admises et que, régulièrement, des passagers se révoltent contre elles. Face à cela, le précédent gouvernement, comme semble-t-il celui qui est en train de se mettre en place, réagissent par la tentation de criminaliser une réaction citoyenne Bien entendu, le RESF assure Michel Dubois et les autres passagers du vol AF 796 de son entière solidarité. Il exige qu’aucune poursuite ne soit engagée contre lui ou contre tout autre passager.
Il demande instamment à Air France de prendre ses responsabilités envers les passagers dont elle assure non seulement le transport mais aussi la sécurité en condamnant avec la plus extrême fermeté ces violences. Ce sont les forces de police qui, par leur brutalité, ont contraint lespassagers à intervenir pour les faire cesser devant l’inaction d’Air France

Le RESF attend des informations sur le sort du passager dont la reconduite a été impossible. Quel est son état de santé ? Où est-il ? Quel est le sort auquel il est promis ?

Ces affaires (rappel des précédents en fin de document) ne resteront pas sans suites. Une défense coordonnée des victimes de la criminalisation de la solidarité est mise en place.


TEMOIGNAGE DES PASSAGERS DU PARIS-BAMAKO DU 26 MAI 2007

Samedi 26 mai. Vol AF 796 pour Bamako.

Quelques minutes avant la fermeture des portes, des cris au dernier rang de l'avion. Une reconduite à la frontière classique.

Deux personnes tentent de contenir un homme d'une quarantaine d'années qui se débat violemment. On croit d'abord à une bagarre entre passagers. Certains veulent les séparer mais en sont vite dissuadés par les policiers qui se font alors connaître. S'ensuit une scène d'une grande violence : l'un des policiers pratique un étranglement sur le passager, l'autre lui assène de grands coups de poing dans le ventre. Ses hurlements se transforment en plaintes rauques. Cette tentative de maîtrise dure dix bonnes minutes, peut-être plus, et suscite immédiatement chez les passagers un mouvement de protestation qui n'a aucun effet sur les violences en cours.

L'un des passagers filme la scène avec son téléphone, ce qui énerve un peu plus la responsable de l'opération, qui menace d'arrestation les personnes les plus proches et photographie les protestataires.

Pour tenter de faire taire tout le monde, la policière explique que l'homme n'est pas un simple sans papiers, mais un repris de justice, soumis à la double peine. Cela semble à ses yeux justifier la méthode et toute la violence exercée sur lui.

Sous les huées des passagers, l'homme finit par être immobilisé et sanglé. Il perd connaissance, yeux révulsés, langue pendante, écume aux lèvres. Un mouvement de panique gagne les policiers. Ils prennent alors la décision de l'évacuer. Autour de nous, de nombreux passagers imaginent que l'homme est mort, ce qui fait encore monter d'un cran l'émotion. Des femmes pleurent, des gens convergent de tout l'appareil, rajoutant à la confusion. C'est alors qu'une bonne dizaine d'agents de la Police des Air et des Frontières, la PAF, fait irruption dans l'appareil.

Désigné par la responsable de l'opération, Michel Dubois, qui comme nous tous avait pris part aux protestations, est débarqué pour auditions. D'autres passagers, choqués par cette arrestation, sont à leur tour menacés du même sort.

A bord, on nous demande vainement de nous rasseoir, de nous calmer mais beaucoup exigent le retour de Michel Dubois. Un des policiers, visiblement dépassé par la situation, nous propose alors un marché : Michel pourrait ré-embarquer à condition que l'expulsé remonte lui aussi à bord. La balle était donc dans notre camp, nous serions responsable du retard de l'avion, et même de l'éventuelle annulation du vol. Michel devenait clairement une monnaie d'échange

Cette proposition inacceptable est d'ailleurs tout de suite contredite par un policier de la PAF qui annonce la garde à vue de Michel Dubois et réitère ses menaces à l'égard des passagers qui campent sur leurs positions.

Le commandant de bord finit par faire une annonce, dans laquelle il fait état de "manoeuvres" d'un individu refusant d'être reconduit dans son pays d'origine, et de manifestations d'une minorité de passagers pour expliquer l'annulation du vol.

Nulle mention des violences dont nous avions été témoin, ni de l'état de santé du passager pourtant aperçu dans une ambulance stationnée au pied de l'appareil, toujours inconscient et sous assistance respiratoire.

Nous sommes nombreux, comme Michel Dubois, à être choqués par la barbarie de la scène, par le traitement excessivement violent qui a été infligé sous nos yeux à cet homme, fut-il repris de justice, (ce dont il nous est d'ailleurs permis de douter, puisqu'afin de ne pas attirer l'attention des autres voyageurs, les policiers avaient d'abord décidé de le faire voyager sans le menotter).

Nombreux aussi à avoir la désagréable impression d'avoir été pris en otage par les autorités et profondément choqués par l’attitude du Commandant de bord d’Air France qui n’est pas intervenu pour faire cesser ces violences les tolérant même au mépris de la sécurité des passagers qu’il se soit d’assurer et en prenant la responsabilité de faire annuler le vol empêchant du même coup des centaines de personnes de faire le voyage pour lequel elles avaient acheté un billet.

Nous sommes enfin révoltés d'avoir été contraints de devenir complices des policiers en obéissant aux différentes injonctions et menaces proférées à notre encontre. Devions-nous laisser se dérouler sous nos yeux des actes d'une telle brutalité ?

Pouvions-nous accepter l'arbitraire de l'arrestation de l'un d'entre nous dont le seul tort avait été de s'indigner et de parler avec les policiers pour tenter de faire cesser la violence ? Il y a là une pénalisation de la solidarité qui nous semble inadmissible et inquiétante quant à l'état de notre démocratie.

Nous ne sommes pas assez naïfs pour croire que cette scène est un cas isolé, une bavure en somme. Nous savons qu'elle se reproduit quasi quotidiennement, et nous tenons à manifester notre indignation en relatant les faits le plus exactement possible.

Michel Dubois a été relâché quelques heures plus tard, mais on l’a informé que des poursuites seraient engagées contre lui. Quant au passager Malien, nous n'avons aucune nouvelle de lui, et son état de santé ainsi que le sort qui lui sera réservé dans les prochains jours nous inquiètent au plus haut point.

Des passagers du vol AF 796.

ANNEXE
Pour mémoire, les cas précédents de répression engagée contre des militants du RESF ou des personnes ayant agi dans le cadre de ses actions.

* Michel Guérin jugé pour diffamation à l’encontre d’un préfet, sur plainte du ministre de l’Intérieur de l’époque, M. Sarkozy après avoir protesté dans un courrier contre l’expulsion du journaliste Elvis Kouanga Kazeta. Le verdict est en délibéré.
* Florimond Guimard, instituteur de Marseille, accusé de violence en réunion avec arme par destination pour avoir empêché, le 11 novembre 2006, l’expulsion d’un père algérien de 2 enfants à l’aéroport de Marignane. En réalité, il s’est contenté de suivre avec sa voiture le véhicule de police qui transportait l’expulsé. Il sera jugé le 22 octobre et risque 3 années de prison et 45 000 € d’amende.
* Kadidja, passagère du vol Paris-Bamako du 29 novembre 2006 a protesté avec d’autres contre la présence à bord d’un reconduit qu’elle pensait être Daïm, étudiant toulousain que ses camarades du RUSF et du RESF étaient venu défendre à Roissy. Elle risque 5 années de prison et 18 000 € d’amende pour entrave à la circulation d’un aéronef.
* Le 2 décembre 2006, François Auguste, vice-président de la Région Rhône-Alpes, s’adressait aux passagers d’un vol Lyon-Paris pour tenter d’empêcher l’expulsion d’une famille. Jeté à terre, molesté, placé en garde-à-vue, il est accusé d’entrave à la circulation d’un aéronef. Il sera jugé le 26 novembre à Lyon. Il risque 5 années de prison et 18 000 € d’amende.
* Tout récemment, quatre militants du Collectif de solidarité avec les Migrants et du RESF de Méru (Oise), par ailleurs militants FSU et CGT (dont le responsable de l’UL de Méru) ont été mis en examen pour diffamation envers le maire UMP de Méru pour avoir taxé de « délation » la volonté affichée du Maire de dénoncer les prétendus 10% de mariages blancs célébrés dans un quartier de la ville. Ils seront jugés le 29 mai au TGI de Beauvais.


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A propos de cette information picarde : le procès du 29 mai a été reporté au 7 aout 2007. Peu de doute pour qu'en aout l'affaire soit à nouveau reportée et jugée en septembre ou octobre...

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MessagePosté: Mar 05 Juin 2007, 11:44 


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J'ai reçu ça :

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MERCI DE DIFFUSER CE MESSAGE DANS VOS RESEAUX
Bonjour,
Ci-dessous, le témoignage d'Agnes Ledeux, Vice-présidente et bénévole du groupe Cimade 63.Il s'agit du récit d'une "convocation-piège" qui a eu lieu à la Préfecture de Clermont Ferrand. Une convocation-piège, c'est quand la préfecture vous convoque pour officiellement étudier avec vous votre dossier et finalement ce sont les menottes qui vous attendent. Ce procédé pour le moins déloyal, irrespectueux de la dignitéhumaine, peut être assimilé à de la tromperie, chose inacceptable pour une administration d'un Etat de Droit et d'une République Démocratique. Par ailleurs, la Cour de Cassation a prononcé un rejet rendant cette pratique illégale ( http://www.blogg.org/blog-58823-date-20 ... 41031.html et http://www.courdecassation.fr/jurisprud ... _9874.html )
Mais vraisemblablement la Préfecture se croit au dessus de la Justice, peut être parce que le Ministre de l'Immigration et de l'Identité Nationale est Clermontois. Deplus, le candidat désormais Président de la République avait clairement annoncé pendant la campagne et après l'élection, que la France offrirait une protection particulière aux femmes victimes de violences ( http://fr.news.yahoo.com/08022007/202/s ... -vous.html ).
M. Hortefeux est un fidèle de M. Sarkozy, que faut-il yvoir ? Que faut-il comprendre ? Tout celà n'était que promesse ? Clermont Ferrand sera un laboratoire pour la politique de M. Hortefeux ? Ils ont là l'occasion de montrer s'ils sont sincères ou menteurs.

*_Témoignage_*Ce vendredi 1er juin 2007, bénévole à la CIMADE j’ai accompagné à la préfecture de Clermont-Ferrand une jeune femme indienne conjointe de Français, victime de violences conjugales. A la suite d’une demande d’examen de sa situation par courrier recommandé avec accusé de réception, Joséphine était convoquée à 14h 15 ce 1^er juin 2007 au bureau du service des étrangers.Pour la première fois depuis 1984, soit depuis 23 ans que j’accompagne des étrangers à la Préfecture dans le cadre d’une demande de régularisation, je n’ai pas été admise à assister à l’entretien.La situation de Joséphine est très claire. Mariée le 3 août 2005 en Inde avec un français, mariage régulièrement retranscrit sur les registres de l’Etat civil français, elle est arrivée le 2 février 2007 à Colmar où réside son mari.Hélas l’accueil ne fut pas celui qu’elle attendait et elle n’était plus la bienvenue. Très vite elle est victime de violences, privée de nourriture et jetée à la rue le soir du 28 mars 2007, sans papiers et même sans chaussures. Ce sont des policiers de Colmar qui lui ont porté secours et l’ont conduite au CHU. Ensuite elle est hébergée dans un foyer de femmes battues avant de rejoindre sa sœur à
Clermont-Ferrand le 5 avril 2007.A partir de son arrivée sur le territoire Joséphine disposait de trois mois pour demander un titre de séjour. Ce titre elle ne peut l’obtenir qu’en présence de ce mari qui la rejette.Dès son arrivée à Clermont-Fd elle entame des démarches , auprès des associations et du CIDF (Centre d’Information du Droit des Femmes) Son visa est valable jusqu’à fin avril. Joséphine ne souhaite pas rester en France elle veut repartir à Pondicherry et demande de se voir accorder une Autorisation Provisoire de Séjour, sachant que son visa expire le 24 avril 2007, afin de lui permettre de régler son divorce pour rentrer dignement dans son pays.Mais voilà, le piège se referme sur Joséphine. Elle est accueillie à la Préfecture par son mari et si elle n’est pas jetée dans la voiture de police elle est malgré tout menottée une fois assise et à l’abri des regards des témoins qui l’accompagnaient et de celui des passants pour aller coucher en garde à vue, avant d’être reconduite dans son pays.

Quel crime a commis cette jeune femme pour être traitée ainsi ?
Article L. 313-12 (Loi nº 2006-911 du 24 juillet 2006 art. 26 Journal Officiel du 25 juillet 2006) : "Toutefois, lorsque la communauté de vie a été rompue à l'initiative de l'étranger en raison des violences conjugales qu'il a subies de la part de son conjoint, l'autorité administrative peut accorder le renouvellement du titre."

Groupe CIMADE de Clermont-Ferrand


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MessagePosté: Mer 13 Juin 2007, 9:09 


Suicide au centre de rétention de Bordeaux
Rassemblement mercredi 13/06 devant la préfecture à 18h

13 juin 2007

Hier, mardi 12 juin, Monsieur Ait Brahim Moulay Mohamed, ressortissant marocain de 27 ans, né le 3 mars 198O, s’est suicidé au Centre de Rétention Administrative de Bordeaux en se pendant dans les douches. Il venait de voir le Consul du Maroc qui l’avait informé qu’il allait signé le laisser-passer pour son expulsion. Enervé après son retour de l’entretien avec le consul, ce ressortissant marocain ne parlant pas le français aux dires d’un maghrébin contacté devait se joindre aux autres pour la prière. Il y fut absent et les autres ont pensé qu’il avait demandé à aller à l’infirmerie. Mais il s’était suicidé.
Rassemblement ce soir mercredi 13/06 à 18h devant la préfecture en mémoire de M. Ait Brahim Moulay Mohamed


http://resf33.free.fr/spip.php?article154


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MessagePosté: Jeu 21 Juin 2007, 8:49 


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J'ai reçu ça :

Solidarité Migrants Oise - RESF 60

Chers Camarades,
Je vous envoie un récit personnel de notre entrevue avec le ministre Hortefeux et surtout, le texte liminaire lu par vos trois délégués. J'ai cru devoir l'écrire au mot près pour qu'il n'y ait aucune ambiguïté quant à la volonté qui a été la nôtre de respecter scrupuleusement les mandats que nous avions reçus.
Bonne lecture et cordialement.
JM B



Récit et impressions personnels:
Cette audience avec le ministre Hortefeux était étonnante, on pourrait dire amusante si les sujets évoqués n'étaient si graves:
tout d'abord parce que ce pouvoir ne parvient pas à nous cerner et cela le laisse fort démuni. Contrairement à un grand nombre de responsables associatifs, dont les exemples les plus récents sont Martin Hirsch (Emmaüs) et Fadela Amara (Ni putes, ni soumises), nous ne faisons aucun calcul personnel, il n'y a rien à marchander avec nous, nous n'avons pas d'appareil, pas de hiérarchie... Une anecdote qui illustre ce fait: arrivés à l'heure, les collaborateurs d'Hortefeux nous font attendre (1). Au bout d'un moment, nous allons au renseignement. En fait, ils attendent Richard Moyon qu'ils ont même joint par téléphone de leur propre initiative. Pour eux, il doit être le chef et donc présent. Il a fallu que nous expliquions qu'il n'était pas prévu, puis que nous tapions un peu sur la table pour affirmer que nous étions maîtres de la composition de notre délégation. Ceci compris: Hortefeux vient nous chercher.
Il tente d'emblée de nous impressionner: il est très méritant de recevoir ceux qui le désignent comme ministre des rafles. C'est une "injure raciste" à l'encontre d'un ministre membre d'un gouvernement largement élu. Cela pourrait même valoir une assignation en justice.
Nous répliquons du tac au tac. Il n'y a aucune injure dans nos propos, nous ne faisons que qualifier une technique policière avérée, le seul moyen pour que nous cessions ce constat est qu'il fasse cesser de telles pratiques, enfin nous sommes venus pour des choses plus sérieuses qu'une polémique sur des mots.
Il réplique qu'il est tout de même maître des sujets qu'il souhaite aborder puis se calme et devient d'un coup attentif. Visiblement cette image de ministre brutal le gêne et il veut donner de lui et de son gouvernement une autre image. Au lieu de la demi-heure prévue, il sera réellement à l'écoute pendant plus d'une heure.
Nous lisons alors une déclaration liminaire après avoir demandé de ne pas être interrompu pour la cohérence de notre analyse et l'empêcher de noyer le poisson (déclaration ci-jointe).
Nous réaffirmons nos exigences, témoignons des conséquences humaines désastreuses de cette politique sur les personnes, les enfants, au-delà les établissements scolaires et toute la société.
Le slogan "ces familles n'ont pas vocation à rester..." n'est ni acceptable, ni applicable sous peine de dommages irréversibles pour nos valeurs démocratiques. Ceci est d'autant plus incompréhensible que notre République a besoin de cette jeunesse.
Nous sommes donc venir dire qu'il faut en sortir, immédiatement et par le haut d'un point de vue du droit, humain et éthique. Cette période post-électorale est idéale pour cela, elle permet de faire preuve d'audace et sans risque, comme l'avait fait Giscard avec la légalisation de l'avortement et Mitterrand avec l'abrogation de la peine de mort. Le risque est au contraire de laisser perdurer cet état. Sinon notre résistance ne fera que s'amplifier et il nous trouvera sans relâche sur sa route.
Quand, énonçant nos 6 revendications, nous réutilisons le mot "rafle" malgré ses intimidations du début, ses épaules sursautent de surprise et d'indignation. Il ne réagit pas davantage pourtant.
Ses réponses sont d'une platitude absolue:
1- Il ne peut y avoir de régularisation massive à cause de... l'appel d'air. Il quitte ses homologues espagnol et italien "pas du même bord pourtant" qui ont pu le constater.
Nous lui répondons qu'aucune étude n'a jamais prouvé cette fameuse théorie, que l'Espagne et l'Italie étant plus au sud, il est naturel que ces pays soient les premiers marche- pieds, enfin que le mot "co-développement" dans l'intitulé même de son ministère est l'aveu qu'il ne croit pas à cette théorie puisqu'il admet ainsi que les vraies causes des migrations sont à rechercher dans les guerres, les dictatures, les misères, les désespérances...
2- Il redit que les clandestins ne peuvent être traités de la même façon que les étrangers qui ont accepté le parcours légal. Et il cite une manifestation symbolique de naturalisation à laquelle il vient de participer à Bobigny.
Nous lui disons que cette frontière qu'il souhaite tracer entre les "bons" et les "mauvais" immigrés est dangereuse à cause des divisions qu'elle souhaite créer et totalement artificielle: on peut être certain que parmi ces français de fraîche date, certains d'entre ont été sans-papiers à leur arrivée en France. En effet on ne choisit pas d'être sans papiers, ce sont des lois injustes et arbitraires qui créent ce déni du droit et vous contraignent à l'être. La circulaire Sarkozy de l'an passé en est le meilleur exemple.
Il n'a rien à répondre à tout cela.
3- Il termine en disant qu'il pas opposé à un réexamen des dossiers au cas par cas et donnera des consignes en ce sens à ses préfets qu'il réunira d'ici 2 semaines.
Nous lui disons que la situation de nos amis n'est qu'une addition de cas particuliers et qu'il pourrait ainsi régulariser tout le monde au cas par cas. Il sourit devant tant d'audace reconnaissant que cette présentation est intelligente.
Entre temps, il n'a cessé d'être très attentif et courtois. On sent à nouveau qu'il veut rompre avec cette image d'expulseur qui lui colle déjà à la peau quand il nous relate une rencontre qui l'a fortement ému avec un adolescent dans un centre de rétention italien. Puis il nous demande qu'elle est cette image caricaturale que nous avons de ce gouvernement "comme si nous étions des racistes voulant expulser tous les noirs... Ce n'est pas ça du tout" .
Il demande enfin à son directeur de cabinet s'il a quelque-chose à ajouter. Ce dernier prend un air attristé pour dire qu'à chaque fois qu'il se rend sur le site RESF (2), il n'y découvre que contre-vérités et insultes. Nous contestons fortement ces affirmations, il nous donne comme preuve le texte d'Emmanuel Terray figurant en page d'accueil de notre site.
L'heure de la sortie a sonné. Il nous raccompagne répétant que nous aurons l'occasion de nous revoir (on se demande bien pourquoi). Nous répondons que de toute façon nous ne jugerons que sur ses actes.
Il me paraît certain qu'il a bien compris notre message principal, soit que nous lui pourrirons sa vie ministérielle tant que cette affaire n'aura pas été réglé. Il sait désormais qu'il peut nous faire confiance pour cela. C'était là l'essentiel.
Le 20/ 06/ 07, J.M. B.



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MessagePosté: Mer 11 Juil 2007, 18:36 


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Des images aussi :

http://bienvenueenfrance.free.fr/



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MessagePosté: Mer 18 Juil 2007, 15:38 


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http://www.lemonde.fr/web/video/0,47-0@ ... 96,0.html'



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MessagePosté: Sam 21 Juil 2007, 16:54 


merci beth....pour ces piqures de rappel. Des choses que je sais déjà, mais il faut entretenir. Je me désinforme pas puisque j'ai pas la telé, mais je prend pas assez le temps de lire, de chercher...ça me fait penser qu'il faut que je commande des bouquins, notamment "françafrique", "noir chirac"
à ciao

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MessagePosté: Sam 28 Juil 2007, 14:35 


well, well
je ne fais qu'arriver, mais la je ne peux m empecher de crier au scandale
a quoi cela seret il d etudier un peu l histoire si c'est pour réitérer les erreurs du passé: sarko ne rime t il pas avec gestapo?
a bon entendeur
peace on di earth

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MessagePosté: Mar 28 Aoû 2007, 19:12 


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ça commence à la 4ième minute... et c'est une très bonne émission.

http://image.radio-france.fr/franceinte ... couter.gif



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MessagePosté: Mar 28 Aoû 2007, 19:20 


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Et je fais ce constat :

Mon premier message sur ce sujet remonte à bientôt un an... Force est de constater que la répression développe bien moins de blabla que la corrida.



Vraiment : bigup! à ce téléphone sonne. Nul doute qu'il s'agit d'un vrai moment de radio.


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MessagePosté: Dim 02 Sep 2007, 10:35 


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RESF URGENT ET IMPORTANT25 août 2007
SON PERE (28 ans) EST CACHE, SA MERE (22 ans) EN PRISON, MELINA (2 ans) EST A LA DDASSAprès avoir réussi l’exploit de disloquer une famille en expulsant Shérazade et ses deux enfants Céléna (3,5 ans) et Jhilès (2,5 ans) vers l’Algérie après 31 jours et demi d’enfermement en rétention et en laissant leur père en France, Monsieur Hortefeux innove : papa est caché, maman en prison et Mélina à l’orphelinat. Bosniaque, musulman originaire de l’enclave de Srebrenica en Bosnie, Mustafa Smajlagic était persécuté pour avoir voulu témoigner des atrocités commises par les Serbes en 1995 (son père a été assassiné). Cela lui a valu des menaces et une agression au cours de laquelle il a été gravement blessé (plusieurs fractures au visage). En 2005, Sabina est enceinte et Mustafa à nouveau menacé. Ils fuient pour la France. Leur demande d’asile est refusée… comme d’habitude. Le 24 juillet, la police se rendait à leur domicile à Dôle (Jura). Elle arrêtait la jeune femme et sa petite fille mais manquait le père, absent à ce moment là. Malgré la mobilisation (une quinzaine d’habitants de Dôle se rendant immédiatement devant le commissariat), la mère et l’enfant étaient placées en rétention à Lyon. Elles y ont passé un mois, du 24 juillet au 24 août. Belles vacances pour une enfant de deux ans ! Merci, Monsieur Hortefeux !Le 9 août, (jour où Yvan tombait du 4e étage en fuyant la police à Amiens), Sabina refusait une première fois d’embarquer, malgré les menaces et les pressions (elle est par exemple menottée devant sa fille). Le 24 août, avant-veille du terme de sa rétention, elle était à nouveau présentée à l’embarquement, qu’elle refusait une seconde fois.Sabina (22 ans) a immédiatement été placée en garde à vue puis en détention, tandis que Mélina (2 ans) lui était retirée et confiée à la DDASS sur décision d’un Procureur de la République dont il faut saluer la rigueur et le courage. Sabina (22 ans) sera jugée en comparution immédiate lundi prochain, (27/08), le juge ayant, avec un sens de l’humanité qui l’honore, prononcé la poursuite de la garde à vue jusqu’à la comparution immédiate..Voilà où nous en sommes, en France, 100 jours après l’élection de Monsieur Sarkozy. Tout commentaire serait superflu. Il faut que cela cesse. Que Sabina soit relaxée, que Mélina retrouve sa mère et que Mustafa rejoigne librement sa femme et sa fille. Et enfin que ce jeune couple soit régularisé.Plus généralement, il faut que cessent la chasse à l’enfant, la chasse aux parents, le démantèlement des familles, la traque des amoureux, les arrestations de grévistes de la faim dans les hôpitaux, les arrestations à domicile, etc… Ce sont toutes ces horreurs commises à bas bruit qu’il faut faire connaître autour de soi et dont il faut dire ce qu’on pense aux responsables ; C’EST IMPORTANT ! Préfecture du Jura Tel 03 84 86 84 00 Fax 03 84 43 42 86 pref39@jura.pref.gouv.fr ou christian.rouyer@jura.pref.gouv.frSous préfecture de Dole Tel 03 84 79 44 00 Fax 03 84 72 87 58 spdole@jura.gouv.frM. Larrivé, directeur-adjoint du Cabinet de M. Hortefeux sur son blog puisque son mail professionnel est tenu secret : g@larrive.comFax du ministère : 01 55 55 49 20 Tel : 01 77 72



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MessagePosté: Dim 02 Sep 2007, 10:37 


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Des images aussi...

http://www.dailymotion.com/video/x2ojfl ... age_events




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MessagePosté: Jeu 27 Sep 2007, 8:57 


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Donc le sénat raye du texte le test ADN...


Formidable !, applaudie la social-démocratie du royaume.

Mais...

Mais voilà : http://www.maitre-eolas.fr/2007/09/20/730-la-nausee


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