| |
LA PEUR AUX VENTRES...
| Auteur |
Message |
Inscription: Mer 10 Nov 2004, 20:16 Messages: 634 Localisation: paris 18
|
Posté: Sam 28 Oct 2006, 19:54
trop fort!!!
_________________ one love
|
|
| Haut |
|
 |
Inscription: Mer 10 Aoû 2005, 7:25 Messages: 7469 Localisation: 15 ans pas plus.
|
Posté: Dim 29 Oct 2006, 19:03
.
Sent: Wednesday, October 25, 2006 4:47 PM Subject: [Resf] [Fwd: Scandale de l'expulsion d'une maman congolaise et de son enfant de 6 ans : les faits reconstitués.]
Cette fois, le doute n’est plus permis !!! Toutes les informations recueillies à droite et à gauche depuis plus de deux jours auprès des contacts directs ou indirects à l’hôpital de Nantes, auprès des rédactions de la presse locale et régionale, auprès d’une responsable de l’hôtel Première Classe où vivaient Nicole MASESE et son petit garçon (scolarisé dans une école de St-Sébastien sur Loire), auprès d’élus … nous confirment que cette maman d’origine congolaise expulsée dans la nuit de jeudi à vendredi dernier, a bien été cueillie à sa sortie du CHU par la Police de l’Air et des Frontières. Une police qui, depuis déjà plusieurs jours, s’était apparemment livrée à une traque forcenée, pour ne pas dire plus … et rester corrects. Nicole avait été conduite, en début d’après-midi aux urgences du CHU par le SAMU en raison d’un état de fatigue générale et d’un stress déjà patents lorsque nous avons fait sa connaissance à l’occasion de la dernière réunion du Collectif Enfants Etrangers Citoyens Solidaires, mercredi dernier 18 octobre. Le médecin chef des urgences ayant considéré que la maman ne nécessitait pas de soins supplémentaires l’a donc laissée sortir autour de minuit. La Police l’a alors cueillie, sous les yeux du personnel des urgences qui, selon certaines sources bien renseignées, aurait signalé les faits et s’en serait ému auprès de la Direction du CHU. Une information de toute dernière minute communiquée par un journaliste de LCI récemment en contact avec le directeur de cabinet du Préfet de Loire-Atlantique m’informe par ailleurs qu’à la demande de la PAF qui suivait la maman, un agent de l’accueil du service des urgences a prévenu les policiers de sa sortie imminente de l’hôpital. La PAF était donc au rendez-vous et elle a alors accompagné Nicole jusqu’à l’endroit où elle avait laissé son enfant en garde pour pouvoir expulser ce dernier dans un même élan dévastateur.
De retour à l’hôtel, Nicole aurait eu le temps de faire ses bagages dans un état de fatigue extrême, pour finir par être expulsée vers la Hollande entre 3 h et 5 h du matin vendredi 20 octobre. De Hollande d’où, vendredi midi, elle appelait son amie A. qui nous a alors alertés sur tous ces faits. Mais il était alors trop tard ... et le Collectif Enfants Etrangers Citoyens Solidaires de Nantes doit déplorer aujourd'hui sa première expulsion de famille depuis sa création en mars 2004. Si le CHU ne semble aujourd’hui pour rien dans cette sombre et tragique histoire qui ramène Nicole et son petit à la rue, à la merci d'un réseau de prostitution hollandais qu’elle avait réussi à fuir en rentrant en France, en revanche la traque des services de police est manifeste et l’on sait aujourd’hui que même l’hôpital et ses abords ne sont plus un hâvre de paix pour les plus fragiles d’entre tous. Des réactions de protestation s’imposent… et nul doute qu’elles ne vont pas tarder à pleuvoir !!!!
Frédéric Collectif Enfants Etrangers Citoyens Solidaires (RESF 44) http://enfantsetrangers.hautetfort.com
.
- des infos sur leur interpellation ce matin : la police est arrivé à 5h30. Un des enfants qui était déjà levé pour faire ses devoirs est allé ouvrir lorsqu'on a sonné. La police est alors entée. Lorsque N'Tumba a essayé de me joindre ou l'avocat, la police a arraché le téléphone. Puis ils ont conduits N'Tumba menotté au camion. 20 min après, ce fut au tour du plus vieux, plus de Naomie. Il y a eu ensuite un tabassage de Betty et lorsqu'elle leur a dit qu'elle était enceinte de 7 mois, ils ont fait appel aux pompiers, qui l'ont descendue, apparemment menotée, jusqu'au camion de police. Il semble que les petits étaient aussi menottés. Il y a eu de la casse dans l'appartement, un volet est même tombé et les vitres de la porte d'entrée de l'immeuble sont cassés. La famille est arrivé vers 9h30 au commissariat où ils ont été mis en cellule de détention (et non de rétention), ce qui est interdit pour les mineurs sans l'accord de la DASS. Un commissaire à dit à N'Tumba que l'avocat était avec Betty, qu'il venait de partir et que tout était arrangé. Il a fait de même ensuite avec Betty. Bien sur, il n'y avait pas d'avocat.. Vers 10h30, ils ont été conduits au centre de rétention de Rouen, qui avait été prévenu la veille de l'arrivée de 6 personnes de Reims pour qui il fallait réserver une chambre. Vers 17h, Betty, souffrant de contactions suite à son tabassage, a été conduite à l'hôpital de Rouen.
On peut joindre N'Tumba au 02 .. .. .. .. et en le demandant (chambre 11).
RESF Rouen a été contacté et a toutes les infos nécessaires. La Cimade a contacté un avocat. Il doit entrer en contact avec Me Miravete demain matin, car la famille doit passer devant le juge des libertés et qu'ensuite, plusieurs erreurs de procédure pourraient amener à casser l'affaire.
Je rédige dans la soirée un communiqué de protestation au nom de RESF à envoyer à la Préfecture, qui vous sera transmis pour que vous puissiez aussi intervenir auprès de la Préfecture.
Yves a réuni des témoignages concordant avec ce que N'Tumba m'a raconté. Les habitants d'Orgeval sont traumatisés par la façon dont cela s'est passé et seraient prêts à se joindre à une manifestation (l'avocat serait de l'avis que l'on se montre dans la rue).
Je vous tiens au courant
Camille
.
Monsieur le Préfet de l’Oise, Monsieur le Conseiller auprès du Ministre de l’Intérieur, chargé des questions d’immigration Permettez nous ce soir d’être révoltés ! Que faut-il que ces hommes aient donc fait pour mériter de telles bassesses de notre gouvernement et de ses exécutants ? M. Malumba représentait-il à ce point un tel danger pour notre démocratie qu’il a fallu s’acharner une nouvelle fois sur lui … ? Si les informations qui nous parviennent sont exactes (et dans le cas contraire, merci de bien vouloir les corriger), Monsieur Malumba est arrivé en France il y a 14 ans! Débouté du droit d'asile, il a construit sa vie (travail, logement...) jusqu'à une dénonciation calomnieuse de recel de vol. Quand tous les autres accusés seront laissés en liberté, il est incarcéré en préventive. Un an de prison s'écoule, à la Maison d'arrêt de Beauvais, un an terrible. Il semble que son incarcération se soit mal passée, M. Malumba ayant à se battre régulièrement pour conjurer des agressions racistes ou sexuelles. Lors du procès, un an plus tard, il est relaxé! Innocent! Il refuse tout dédommagement, exige simplement que l'on revoie son dossier. Il écope toutefois de trois ans d'interdiction de territoire pour entrée illégale sur le sol français, comme seul ‘’dédommagement’’ ! Des militants de l’Oise ont défendu son dossier arguant qu'il n'était pas possible qu'un tel préjudice, une telle injustice, demeure sans réparation dans un état de DROIT. La Préfecture leur a laissé entendre que son dossier serait revu. Ses amis lui ont trouvé pour cela un domicile, deux promesses d'embauche (dont l'une en milieu hospitalier, J.P. est infirmier et a d'ailleurs rendu de nombreux services comme bénévole à la Croix Rouge). Aussi, c’est confiant qu’il s’est rendu cet après-midi en Préfecture. Mais la convocation était un piège: le temps de récupérer son passeport et huit policiers surgissaient. L'avion est déjà prévu, son expulsion aussi dès demain ! Son interdiction de territoire de trois ans doit prendre fin le 28 novembre prochain! Il aurait suffit à la Préfecture de patienter quelque semaines... L’humanité, et la plus élémentaire honnêteté, au moins intellectuelle, imposent de revoir sa situation, d’annuler son expulsion et enfin, enfin, après 14 ans passés en France, de permettre à cet homme, qui est comme vous, comme moi, de poursuivre son insertion sans craindre le lendemain. Dans l’attente de votre réponse sur les points soulevés dans ce courrier électronique, nous vous adressons nos salutations républicaines. Frederic Militant RESF49, parent d’élèves
.
Mercredi dernier, à l'occasion de la réunion hebdomadaire du Collectif Enfants Etrangers Citoyens Solidaires, une famille bien connue de notre collectif s'est présentée pour nous alerter sur la situation d'une jeune maman et de son petit garçon de 6 mois, qu'elle venait de recueillir. Mère et enfant se sentaient traqués et angoissés par l'hypothèse d'une reconduite en Hollande, pays que la maman venait de fuir pour échapper au réseau de prostitution qui, là-bas, l'avait réduite en esclavage. Dans un état de santé visiblement très préoccupant, la mère et l'enfant ont quitté la réunion accompagnés par des membres du collectif qui ont pu confirmer les gros problèmes de santé d'une mère et d'un enfant visiblement dénutris et traumatisés. Vendredi, une rencontre était programmée avec la permanence femmes du Gasprom. Hélas, la maman et son enfant n'auront pas eu le temps de s'y rendre. Leurs craintes étaient fondées ... Ils ont été expulsés dans la nuit de jeudi à vendredi vers les Pays-Bas, dans le cadre du dispositif Dublin II. Je laisse la parole à la maman qui, quelques jours durant, a accueilli chez elle le petit garçon et sa mère : bonsoir frederic! c'est pour vous dire un comment l'affaire c'est derouler: le mercredi que j'etais avec nicole pour son probleme a la manufacture , donc a la sortie arine nous a deposer et elle a l'hotel où elle etait loge avec son fils par AIDA. la police etait passer la nuit dire qu'elle devrait quitter la france le vendredi matin pour hollande.elle assaiyé de leur expliquer que la hollande ne veut plus d'elle mais? le jeudi elle venais chez moi on c'est rencontre en route elle m'axpliquer mais elle ne se sentais pas bien, je lui est raccompagner a l'hotel comme elle n'arrivait pas à se tenir debout et je suis allée dire a la reception qu'elle ne sentais pas bien d'appeller les pompiers , ils sont arrivé et je leur ai dis c'est une fille ke je renconter en route et voila comme elle se sentait mal donc voila prq ensuite je suis rentrée chez moi. a 20h du mm jeudi j'appel l'hotel pour avoir de ces nouvelles ils me dise d'appler le CHU et j'appelle le CHU me dit kils attende les resultats des examens pcqu'elle vomissait du liquide vert et du sang elle ne mangeait pratiquement plus a cause des soucis. et le vendredi a 12 h elle m'appel pour me dire kel est en hollande la police etait la prendre a l'hopital pour la ramener en hollande ds la nuit et arriver en hollande les hollandais lui ont dit de partir ou elle veut. en ce moment elle est ds la rue sais pas où allée avec l'enfant elle demande l'argents a la rue pour trouver de koi manger avec son fils et elle dort sur les bancs publique. donc voila a peu près comment ca se passer merci AK
Le reste se passe de tout commentaire !!! Une fois de plus un profond sentiment d'écoeurement, et en résonance quelques vers de Primo Levi qui, dans la préface s'interroge sur l'humanité refusée à une femme dont l'aspect est celui d'une 'grenouille en hiver" ... Et la suite coule de source :
Vous qui vivez en toute quiétude Bien au chaud dans vos maisons, Vous qui trouvez le soir en rentrant La table mise des visages amis, Considérez si (...) c'est une femme Que celle qui a perdu son nom et ses cheveux, Et jusqu'à la force de se souvenir, Les yeux vides et le sein froid Comme une grenouille en hiver. N'oubliez pas que cela fut, Non, ne l'oubliez pas: Gravez ces mots dans votre coeur. Pensez-y chez vous, dans la rue, En vous couchant, en vous levant; Répétez-les à vos enfants. Ou que votre maison s'écroule, Que la maladie vous accable, Que vos enfants se détournent de vous. Si c'est un homme - préface de PRIMO LEVI
Frédéric
.
DÉFENSE DES ENFANTS SCOLARISÉS--Expulsions : on peut cogner, chef ? mercredi 25 octobre 2006 Le gouvernement et son ministre de l’Intérieur font des discours, mais…..suite sur le lien bleu ci dessous : http://www.la-sociale.net/article.php3?id_article=222 en plus des lecteurs du site La Sociale ce message a été envoyé une centaine de personnes républicaines de l’Eure et d’autres départements de France, élus et non élus. Pour le cas de M. Anas El Jazouli, j’ai envoyé la lettre de protest aux préfets avec copie au comité de soutien dont j’avais reçu l’alerte ce matin, je ne la transfère pas sur la liste pour ne pas trop l’envahir de courriels. Bernadette
.
Communiqué du RESF13 Vendredi 20 octobre, 20h00 RAFLE SUR MARSEILLE Encore un père d'élève arrêté Jeudi 19 octobre, on apprenait l'arrestation et la mise en rétention de M. BOUGDHENE, père de 4 enfants scolarisés à Marseille. Dans son communiqué, le Réseau Education Sans Frontières des Bouches du Rhône se demandait quel serait aujourd'hui le nouveau père d'elèves sans papiers arrêté. Eh bien... il s'agit de M. KRELFI Ahmed, père d'une fille de deux ans et demi, scolarisée à l'école Cité St Louis, 13015, déjà mobilisée. Arrêté avec Benattia M. (célibataire, lui même déjà arrêté puis libéré il y a deux semaines) à Castellane sur la voie publique, M. KRELFI est en réalité une victime parmi tant d'autres d'une rafle organisée ce jour sur Marseille. Les allers-retours de véhicules de police n'ont pas cessés aujourd'hui au Centre de Rétention Administratif du Canet. M. KRELFI dort ce soir au commissariat central de Marseille, rue de l'évêché, après avoir été sorti des locaux de la PAF surpeuplés. Après le quota de régularisation de cet été, la Préfecture des Bouches du Rhône serait-elle en retard sur le nombre d'expulsion fixés par le Ministère ? Face à cette chasse aux sans papiers, le RESF13 renouvelle son appel à se rassembler massivement samedi 21 octobre à 9h30 devant le CRA du Canet, Bd des Peintures 13014, au moment où M. Bougdhène passera devant le juge.
. 
|
|
| Haut |
|
 |
Inscription: Mer 10 Aoû 2005, 7:25 Messages: 7469 Localisation: 15 ans pas plus.
|
Posté: Mar 31 Oct 2006, 23:54
.
L 'Association des médecins urgentistes de France (Amuf) s'est dite lundi 30 octobre "scandalisée par la tournure que prennent les dénonciations de malades sans-papiers dans les hôpitaux et leur arrestation". Ce communiqué de l'association, présidée par Patrick Pelloux, fait suite à l'interpellation, mercredi à Marseille, d'un sans-papiers atteint de tuberculose pris en charge par les urgences de l'hôpital Nord, et conduit par la police au centre de rétention du Canet. Selon la préfecture des Bouches-du-Rhône, cet homme de nationalité algérienne en situation irrégulière a finalement été libéré vendredi "pour raisons médicales".
"Ni des policiers, ni des justiciers"
"En aucun cas les médecins urgentistes ou d'autre spécialité n'ont à dénoncer les malades qui n'ont pas de papier et permettre leur arrestation", fait valoir l'association des médecins urgentistes. "L'hôpital est un lieu qui doit respecter la loi, où la loi doit être respectée, mais les hospitaliers ne sont ni des policiers ni des justiciers", souligne l'Amuf. "Par ailleurs, provoquer l'arrestation de malade n'est ni plus ni moins que la mise en péril de personnes",ajoute-t-elle.
"Nous demandons au ministre de la Santé (Xavier Bertrand, ndlr) de veiller à faire respecter la déontologie et qu'il rappelle à son administration qu'elle travaille pour le ministère de la Santé et des solidarités et pas pour le ministère de l'Intérieur", conclut le communiqué.
.
|
|
| Haut |
|
 |
Inscription: Mer 10 Aoû 2005, 7:25 Messages: 7469 Localisation: 15 ans pas plus.
|
Posté: Sam 04 Nov 2006, 17:14
.
Collectif Solidarité Migrants Oise
Membre du Réseau Education Sans Frontière (RESF)
1- Nouvel Arrêté de Reconduite à la Frontière (APRF)! 2- Des nouvelles de nos expulsés!... 3- Des espoirs cependant... 4- Une réforme très inquiétante du droit administratif (pièce jointe) 5- Des rendez-vous... 6- Appel européen contre l'enfermement et l'éloignement des mineurs étrangers! (pièce jointe)
Chers Amis, Chers Camarades,
1- Nouvel Arrêté de Reconduite à la Frontière (APRF)!
La fille (jeune majeure française) de Madame Ayeb de Montataire vient de me prévenir que sa mère doit se présenter au TA à Amiens à 14 heures lundi 5 novembre. Nous appelons chacun(e) à faire le maximum pour être aux côtés de cette famille: RV avec elles à 12h15 devant la Bourse du travail de Creil. Sa petite fille cadette (9ans, CM1) est scolarisée à l'école Jean Jaurès de Montataire. Nous comptons sur les enseignants et parents d'élèves de cette école pour se mobiliser. Afin de populariser ce devoir de solidarité, voici un bref résumé de leur situation: C'est encore un cas d'effet pervers de la circulaire Sarkosy, ce cas n'était pas connue de la Préfecture auparavant. Mme Ayeb est venue en novembre 2003 en France avec sa plus jeune fille Achouak âgée alors de 6 ans pour porter secours à sa fille Fouzia qui se trouvait alors à la rue après avoir vécu dans divers foyers de l'enfance jusqu'à sa majorité. Elle avait été confiée par sa famille à l'âge de 6 ans à des parents en France qui l'avaient adoptée (selon le droit coutumier algérien) mais qui la maltraitaient et qui l'ont mise à la porte à 17 ans. Les cinq autres enfants de cette dame sont en Algérie. Ils sont tous majeurs, certains sont mariés, d'autres vivent chez le père, son ancien mari qui vit maintenant avec une autre femme. La renvoyer en Algérie déstabiliserait sa fille de 21 ans (française) qui commence à s'insérer professionnellement (elle travaille actuellement 20 heures par semaine), et casserait les études de la petite, qui a fait toute sa scolarité en français et qui s'en sort bien - elle ne parle presque plus arabe. Et on ne peut pas dire qu'on les attend en Algérie les bras ouverts ! Le maire de Montataire a écrit au préfet qui a répondu le 9 octobre qui prétend que cette dame a encore des liens affectifs avec l'Algérie et qu'il ne prendra pas de mesure dérogatoire en sa faveur. Aujourd'hui il cherche à les expulser! La dame a très peur d'être humiliée par la police. Ensemble, on se mobilise!
2- Des nouvelles de nos expulsés!... • Jean-Pierre MALUMBA n'a pas le moral! Il est perdu à Kinshasa dans une ville en plein chaos. Nous essayons à quelques uns de l'appeler le plus souvent pour lui demander de résister, de lutter... Facile à dire! • Houreye et Mathilda sont seules à Bamako! Nous avons reçu ce mot de l'Association des Maliens Expulsés (AME) qui s'est rendue auprès d'elles à notre demande:
"Suite à nos visites dans la famille d'accueil de Houreye et sa fille Mathilda: nous avons constaté une certaine précarité dans leur quotidien. Selon Houreye, la famille d'accueil n'est pas favorable au prolongement de leur hébergement au vue de certaines réalités: elle n'est pas pratiquante de la même confession et c'est difficile pour les logeurs de voir sa fille non circoncise (excisée). Et la petite Mathilda est malade et ils ne font rien puisq'elle n'est pas "normale" selon leur coutumes. Houreye n'a pas les moyens pour les traitements médicaux de sa fille. La situation risquait de se compliquer. Donc nous à l'A. M. E avons fait une démarche vers le grand Hôpital de Bamako afin de suivre médicalement la petite. Nous avons pris attaches auprès du service de pédiatrie du professeur Mr Keita qui nous a donnés une réponse favorable mais à condition de lui adresser officiellement une demande de traitement et de suivi de l'état de santé de Mathilda. L 'A. M. E a donc expédié une dmande pour ce cas précaire de santé. Le professeur KEITA à réagi positivement en recevant Mathilda et a procédé à la consultation et au diagnostique de l'état de santé de la fille. TOUT ceci est fait de façon bénévole et volontaire de la part du professeur à qui nous avons dit un grand merci pour cette aide.
Ousmane DIARRA; pdt de l'A. M. E (Association des Maliens Expulsés)"
Ainsi qu'un certificat médical bien inquiétant malgré une amélioration de la santé de Mathilda ces jours derniers: "Je soussigné Dr KEITA atteste avoir suivi l'enfant Mathilda CISSE pour infection palustre sévère doublée d'une pneumopathie depuis le 17 octobre 2006...."
3- Des espoirs cependant...
• Pour la première fois, un sondage nous donne raison (sondage 20 minutes - RMC - LH 2), à la question: "Faut-il régulariser les Sans-papiers qui ont un contrat de travail et/ ou des enfants scolarisés ?" 73% des sondés ont répondu OUI! • Enfin, concernant cette grève ouvrière (une première!) pour la régularisation de leurs Camarades Sans-Papiers:
Blanchisserie MODELUXE à Chilly-Mazarin
La Préfecture de l’Essonne s’engage à régulariser 18 salariés " sans papiers "
Lundi 30 octobre, le Préfet de l’Essonne a annoncé à Marc Roumejon, secrétaire général de l’Union Départementale CGT de l’Essonne, la régularisation des 18 salariés " sans papiers " de la Blanchisserie MODELUXE à Chilly-Mazarin.
Cette annonce n’est pas due à un changement de politique gouvernementale mais est le fruit d’une lutte longue et acharnée, menée par les 160 salariés de cette entreprise, dont les conditions de travail et de rémunération évoquent un esclavage moderne.
Elle est le fruit également de l’engagement de toutes celles et ceux qui ont apporté leur soutien. Elus, responsables politiques, associatifs, militants syndicaux…
L’affaire remonte à décembre 2004. Depuis près de deux ans, l’Union Locale CGT de Massy et l’UD CGT 91 n’ont cessé d’intervenir auprès des pouvoirs publics pour que ces travailleurs " sans papiers ", embauchés par Modeluxe, soient régularisés, pour faire cesser une situation scandaleuse et sauvegarder les droits et la dignité de tous, avec ou sans papiers.
Cette annonce porte évidemment beaucoup d’espoir pour tous les salariés " sans papiers " victimes de la politique gouvernementale.
Le propriétaire de Modeluxe, le groupe Sunlight, doit maintenant revenir sur les procédures de licenciements qu’il a engagées à l’encontre de ces 18 travailleurs " sans papiers ". Le 30 octobre 2006
4- Une réforme très inquiétante du droit administratif (pièce jointe)
Ces dernières années, chaque réforme du statut des étrangers s’est systématiquement accompagnée d’un accroissement du contentieux administratif, puis de restrictions à l’accès des étrangers aux prétoires administratifs. Les organisations signataires (CIMADE, GISTI, LDH, Syndicat des Avocats, Syndicat de la Magistrature) refusent cette logique et demandent l’abandon de la réforme du contentieux administratif en cours. Elles insistent sur leur attachement à la soumission de l'administration au droit et donc au juge, pilier de l'État de droit. Exclure des tribunaux les exclus du droit aura sans nul doute un effet statistique important. Pour autant ni la démocratie, ni les droits fondamentaux n'y gagneront.
5- Des rendez-vous...
a) L'association DESTIN DE FEMMES organise le lundi 6 novembre 18h à la salle Jacques Brel Quartier Saint Jean à Beauvais, une rencontre sur les thèmes des violences faites aux femmes - improvisation théâtrale, débat suivi d'un buffet,
Soyons nombreux pour soutenir cette initiative remarquable et pour témoigner aussi des femmes maintenues sans-papiers, expulsées ou menacées de l'être.
b) Dans le cadre du Festival "Aux couleurs de l'Afrique" et à l'initiative de Solidarité Migrants Oise, JEUDI 9 NOVEMBRE 2006, 20 heures, cinéma Agnès Varda de Beauvais (quartier Argentine): - projection du film "Bienvenue en Afrique" - puis débat avec Emmanuel TERRAY, Professeur à l'EHESS, au Centre d'études africaines et surtout grand spécialiste des questions des migrations humaines. Un point de vue à ne pas manquer: décapant! Nous y reviendrons mais d'ores et déjà réservez cette date, faites la connaître!...
6- Appel européen contre l'enfermement et l'éloignement des mineurs étrangers! Détention, expulsion insupportables! c'est le moment de signer cet appel pour éviter qu'elles ne deviennent la règle:
http://www.gisti.org/doc/actions/2006/m ... inors.html
A bientôt donc! Courage et fraternité.
.
|
|
| Haut |
|
 |
Inscription: Mer 10 Aoû 2005, 7:25 Messages: 7469 Localisation: 15 ans pas plus.
|
Posté: Mar 14 Nov 2006, 10:52
.
COMMUNIQUÉ DE PRESSE RESF PARIS 13 novembre 2006
MOBILISATION CONTRE LES RAFLES
Les comités de soutien aux familles d’enfants scolarisés menacées d’expulsion appellent à un rassemblement au métro Belleville pour protester contre la multiplication des rafles de sans-papiers, mardi 14 novembre à 18h30.
Plusieurs fois par mois, la police boucle les sorties du métro Belleville et opère des contrôles d’identité ciblés sur les personnes « visiblement » étrangères. Celles qui ne possèdent pas de titre de séjour sont embarquées de force dans des bus et placées en garde à vue avant d’être envoyées dans un centre de rétention.
Ces opérations de police sont souvent « éthniquement » ciblées, au mépris des lois qui encadrent strictement les contrôles d’identité. Un jour, seuls les Asiatiques sont contrôlés, un autre jour ce sont les Maghrébins ou les Noirs. C’est une véritable chasse au faciès qui est ainsi organisée par la police parisienne pour tenir les objectifs de reconduites à la frontière imposés par le ministre de l’intérieur.
Depuis plusieurs semaines les comités locaux RESF du nord-est parisien ont mis en place un réseau d’alerte contre les rafles. A plusieurs reprises, le rassemblement de citoyennes et de citoyens a contraint la police à mettre fin à des opérations qui suscitent de plus en plus d’indignation dans le quartier.
Pour exiger l’arrêt immédiat de ces rafles, nous appelons à un rassemblement tous les deuxièmes mardis de chaque mois à 18 h 30, boulevard de Belleville (métro Belleville). La veille citoyenne doit s’organiser pour résister à cette chasse aux étrangers sans papiers.
Lors du rassemblement du 10 octobre, 40 minutes après sa dispersion, piège ou manque de coordination entre services ?, les forces de police, en grand nombre, avec 6 fourgons cellulaires sont arrivés et une rafle a commencé sur le lieu même du rassemblement. Une fois encore, la réactivité des citoyens a permis, malgré quelques arrestations, d'éviter le pire. Rapidement, plus d'une centaine de personnes étaient présentes et lançaient des slogans contre les rafles. La police, devant se sentir dépassée par le nombre et la véhémence des propos à son encontre, a lancé une attaque avec des chiens pour faire reculer la foule et maintenir un périmètre de sécurité (pour eux). Une demi-heure après, la police repartait, sous les sifflets de la foule.
.
|
|
| Haut |
|
 |
Inscription: Mer 10 Aoû 2005, 7:25 Messages: 7469 Localisation: 15 ans pas plus.
|
Posté: Mar 14 Nov 2006, 10:58
.
.
|
|
| Haut |
|
 |
Inscription: Mer 10 Aoû 2005, 7:25 Messages: 7469 Localisation: 15 ans pas plus.
|
Posté: Jeu 07 Déc 2006, 11:32
.
samedi 2 décembre 15h30 La famille Raba a été reconduite au centre de rétention de Lyon St-Exupéry. Mme Raba a été blessée à la jambe (elle porte un bandage à la cheville) et elle a de nombreux bleus car elle a été frappée par les policiers qui ont également déchirés ses vêtements lors de sa montée dans l’avion spécialement affrété Roissy - "Kosovo". Le fils aîné a montré un bleu, il aurait été frappé et poussé par les policiers. Cela l’a profondemment choqué. Il en serait devenu bègue. La petite de 3 ans est muette (elle qui était si vivante), le deuxième est prostré. Toute la famille Raba a ensuite été transférée de nouveau à Lyon. Mme Raba était examinée par des medecins et toute sa famille était avec elle. Le récit du calvaire de la famille Raba aux mains des policiers de la PAF : Les policiers ont menti à la famille Raba en faisant croire qu’ils allaient au tribunal à Paris. Ce qui explique qu’ils étaient calmes à Lyon. Arrivés à Paris, ils ont baillonneés et menotés le mari. Ils ont été emmené vers un petit avion sur lequel était écrit "Kosovo". Ils ont frappé et écartelés la maman, déchirés tous les vetements de Mme Raba, elle a des bleus et des écchymoses partout. Le fils aîné a été poussé et frappé par les policiers. L’aîné en est devenu bègue. La fille est totalement traumatisée, elle ne dit plus rien. Le deuxieme non plus, il est prostré. Il est édifiant de constater les méthodes et la violence de la Police de l’Air et des Frontières, ainsi que le mépris de la légalité et du droit.
samedi 2 décembre TEMOIGNAGE : "A cinq heures vingt deux nous étions devant le centre de rétention des policiers ont commencé à sortir , nous étions garés sur le bas côté en face du centre ils se sont approchés , ils ont pris nos numéros : une première voiture banale est sortie avec me semble - t il un passager de nuit j’ai cru voir monsieur Raba mais je ne sais pas ... puis mouvement derrière les grilles vers l’entrée nous avons crié pour que les Raba nous entendent une policière est sortie avec une couverture de laquelle semblaient sortir des jambes d’enfant nous étions alors deux voitures six personnes . Quelqu’un a vu un flic avec un gamin , ...nous étions dehors face aux grilles lorsqu’elles se sont ouvertes nous nous sommes collés contre le capot ..ils étaient plus nombreux que nous après échanges acerbes et relevé des numéros de voitures invectives pendant lesquelles un policier a dit à un jeune copain basané " toi tu devrais être content d’être en France...il est français ce copain...petite phrase qui vous rappelle que ces flics là ils sont vraiment racistes et comme a dit le flic de la PAF "j’en ramène tous les jours des gens au Kosovo....ils reviennent tout de suite ... theatrum mundi !! ... insoutenable pourriture des êtres sous l’uniforme" Aujourd’hui au 17eme jour de captivité pour les enfants et les parents, à 4h17, les policiers sont venu réveiller et chercher les Raba pôur les expulser. L’expulsion est en cours. M. Raba qui ne s’alimentait plus depuis quelques jours était, au bord du "pétage de plomb". A 5h30, le fourgon était devant l’aéroport de Lyon. "Ils" veulent les embarquer sur le vol de "7h15" de Lyon. A 7h05, plusieurs véhicules de police était dur la piste et tentaient de faire embarquer la famille dans l’avion. A 7h15 (heure théorique de départ de l’avion), aucun passager n’avait encore embarqué. A 7h20, on se pose la question : "les policiers n’auraient ils fait des piqures du type valium à toute la famille, qui se trouvait dans l’avion, étrangement calme, apathique... selon les temoignages ?". 7h25. La police a confisqué le portable d’un passager qui téléphonait aux membres de RESF. Dans l’avion, la police serait en train de brutaliser des passagers qui tentent de’empêcher l’expulsion. 7h28, la Police de l’Air intervient violemme,nt dans l’avion contre des passagers. Un passager est débarqué sans ménagement avec violence. 7h36, l’avion qui avait comencé à bouger vient de faire demi-tour. De nouveau intervention musclée de la Police de l’Air et des Frontières dans l’avion. 7h47, l’avion - qui est revenu est toujours immobilisé. Trois véhicules avec des gyrophares l’entourent. Au moins un passager a été emmené par la PAF. 8h02 : un deuxième passager a été arrêté par la PAF, l’avion n’est toujours pas parti. 8h14 : François AUGUSTE, vice président communiste du conseil régional rhone alpes, chargé de la démocratie participative, est l’un des passager arrêté par la PAF. 8h25 : l’avion décolle, direction Roissy avec plus d’une heure de retard. 9h25 : l’avion atterit à Roissy. Les policiers de la PAF sont là pour accueillir les "passagers"... 10h30 : à Roissy, les Raba sont envoyés (dans l’état où ils sont !) dans un avion à destination de Budapest (destination finale : Pristina...) ... mais Mme raba se blesse en montant dans l’avion, ses vêtements sont déchirés par les policiers, et... retour de la famille à Lyon... A Vesoul, ce matin, des militant(e)s RESF/LDH ont distribué des tracts devant les lycées Haberges et Belin, sur lequel était indiqué que l’expulsion était en cours. Devant le lycée Haberges, le CPE a demandé de s’éloigner et a appelé la police. France : pays des droits de l’Homme : on est en droit de seposer la question suivante : "comme leurs parents ces enfants auraient-ils été drogués par la PAF parce qu’ils pleuraient ?" Le préfet de Haute-Saône, M. Lamy qui a eu connaissance du dossier de la famille Raba, et, le ministre de l’intérieur, M. Sarkozy qui ne peut l’ignorer, savent ce qu’ont vécu et ce qu’encourent M. et Mme Raba s’ils les expulsaient au Kosovo. Ils savent que leurs tortionnaires, qui ont des responsabilités au sein de la police kosovare, seraient passibles des Tribunaux Pénaux Internationaux. Il parait alors incompréhensible qu’ils puissent aller jusqu’à conduire cette famille à croiser de nouveau le chemin de leurs tortionnaires. Nous demandons à M. Lamy et à M. Sarkozy d’agir rapidement afin de libérer et de régulariser la situation de cette famille.
VENDREDI 1ER DECEMBRE, 22h : 3 RASSEMBLEMENTS AUJOURD’HUI : LYON : 5h15 à l’aéroport GRAY : 16h30 au kiosque des Capucins VESOUL : 17h devant la prefecture A Vesoul, une cinquantaine de personnes se sont rassemblées, comme chaque soir depuis lundi, devant la prefecture de Vesoul. A Gray, durant le rassemblement au kiosque des Capucins, alors que certaines informations laissaient penser que l’expulsion de la famille était imminente, il a été décidé d’interpeller directement le préfet : en effet, celui-ci était au même moment à l’inauguration de l’usine de traitement des déchets. Une quarantaine de personnes dont plus d’une trentaine de mamans du quartier des Capucins ont été en voiture jusqu’à cette inauguration. Interpellé pour lui demander de libérer la famille Raba, Monsieur le préfet a bien voulu discuter assez longuement avec le groupe qui s’était déplacé. Il a toutefois persévéré à justifier sa décision de vouloir expulser la famille au Kosovo en indiquant q’elle ne courrait aucun risque là-bas, chose que le comité de soutien ne partage pas du tout, faisant valoir notamment les derniers documents remis récemment au préfet, mais aussi l’ensemble du dossier. Il n’a pas non plus donné de réponse lorsqu’il lui a été rappelé que la famille correspondaient aux critères de la fameuse circulaire. Compte rendu du rassemblement de ce matin vendredi à l’aéroport de Lyon : Nous étions une quarantaine ce matin à l’aéroport à 5h15 , nous nous sommes installés avec des tracts et la banderolle devant le guichet d’enregistrement des voyageurs et nous avons discuté avec les voyageurs, les employés..... Accueil sympathique, tout le monde regardait la banderole et les gens prenaient volontiers le tract. A 5h30 premier contact téléphonique avec mme Raba. Elle était couchée au centre de rétention. Pour une fois on était content de la savoir là-bas ! Par prudence on a attendu et tracté. A 6h15 nouveau contact avec Mme Raba. toute la famille était toujours au centre de rétention. Nous avons donc plié bagages et nous sommes allés déjeuner ou au boulot. La police de l’air et des frontières a fait comme si de rien n’était.
JEUDI 30 NOVEMBRE, 18h30 : Aujourd’hui, 15eme jour de captivité pour les enfants et les parents. 3 RASSEMBLEMENTS AUJOURD’HUI : GRAY : 11h30 ET 16h30 au kiosque des Capucins VESOUL : 17h devant la prefecture Quelques dizaines d’adultes mais aussi beaucoup d’enfants étaient rassemblés ce matin à 11h30 au kiosque des Capucins à Gray. Personne ne comprend pourquoi la famille n’est pas encore libérée. Ils sont près à aller les chercher en voiture à Lyon. Les enfants brandissaient des photos de la famille. Ce soir à partir de 16h30, goûter collectif au kiosque des Capucins. Patisseries, thé. Bougies Environ 60 mamans et habitants du quartier des Capucins. A Vesoul une trentaine de manifestants sont restés devant la prefecture. Il y avait un tonneau en feu, un jongleur. Distributions de tracts pour alerter les habitants. Pas de délégation reçue en prefecture. La famille Raba était toujours au centre de rétention à 12h. Toute la famille est à bout. Les parents ont de plus en plus de mal à manger et à dormir. Cette nuit Madame Raba dit avoir entendu des allées venues pour des départs. Faute de psychiatre, une visite auprès de Madame Raba ce matin a retravaillé avec elle les respirations de l’accouchement, comme technique de relaxation. Nous sommes plusieurs à les appeler très régulièrement par téléphone. A l’heure où Monsieur Sarkozy, Ministre de l’Intérieur, déclare sa candidature à l’élection présidentielle : "Faire de la France le pays où "tout peut devenir possible". Et cela pour tout le monde, mais d’abord pour ceux qui ont connu des épreuves, (...)" (source : Libération le 29 novembre), aucun espoir n’est donné à la famille Raba malgré toutes les épreuves qu’elle a subies au Kosovo, et que la France continue à lui faire vivre.
MERCREDI 29 NOVEMBRE, 18h00 : Compte-rendu du rassemblement de Vesoul : "Etaient présents Fabien Oberlander maire de Bétaucourt en écharpe tricolore, Frederic Barnabé représentant du PCF et aussi des représentant de la FSU, des insituteurs, et de manière générale du monde, avec des nouvelles personnes. L’après midi, une lettre avait été rédigée et transmise au préfet via les RG qui atteste que M. Raba, en raison de la position qu’il a prise pendant la guerre, risque sa vie en cas de retour (un document officiel du tribunal communal). Joints également un courrier envoyé à la déléguée aux droits de la femme, un témoignage de personnes en mission au Kosovo, et encore des signatures de la pétition sur papier. La route a été barrée, une voie bloquée. La police est venue demander de lever cette action. Mais finalement est parti pour poser une déviation en amont. Le directeur de cabinet a finalement accepté une entrevue peu avant 18h : 8 personnes (représentante de la LDH, mamans du quartier des Capucuins de Gray, ainsi qu’une grand mère, des representants d’association ou de partis, ainsi qu’un élu) : pendant l’entrevue, nous avons fait valoir les arguments humains, l’appel à la raison, l’aspect humain qui ferait que le préfet sorte grandi de prendre une décision juste et compréhensible. Jusqu’alors, nous avons toujours essayé de dialoguer de discuter, on arrive a une date butoir avec l’expulsion programmée de la famille, maintenant une solution doit être trouvée. Ce qui préoccupe RESF, la LDH et le comité de soutien, c’est la famille Raba. Deux dames des Capucins étaient là, ainsi une coordinatrice du réseau d’éducation prioritaire de Gray. Plus que jamais soyons nombreux, la mobilisation doit être plus forte que jamais : rassemblements comme chaque soir à 16h30 au kiosque des Capucins à Gray et à 17h devant la préfecture de Vesoul. Continuez d’envoyer de messages et signez la pétition !"
Deux nouveau soutiens à la famile Raba : Michel Alliot maire UMP de Gray a pris position pour soutenir la famille Raba, et dit qu’il écrivait au préfet, au prefet de region et au ministre de l’intérieur. Alain Joyandet, deputé-maire UMP de Vesoul a fait savoir par telephone qu’il interviendrait auprès du préfet en faveur des Raba.
MERCREDI 29 NOVEMBRE, 18h : Vesoul : "A 17h45, le préfet de Haute Saône refusait toujours de recevoir les représentants du comité de soutien, de la LDH et de RESF qui depuis 17h souhaitaient le rencontrer pour trouver une solution qui permette la libération de la famille Raba, notamment à l’appui de nouveaux éléments, ainsi que d’éléments forts qui sont dans le dossier. Plus d’une centaine de manifestants était rassemblée devant la prefecture de Vesoul. A 18h, finalement une délégation de 8 personnes a pu rentrer dans la préfecture et devait être reçue par M. le chef du cabinet du préfet. Les manifestants restaient devant la prefecture, filtrant les passages afin d’alerter les gens sur le drame qui se joue avec la famille Raba." Pendant ce temps, quelques dizaines d’habitant(e)s du quartier des Capucins se sont rassemblés de nouveau au kiosque des Capucins à Gray, depuis 16h30. D’autre part, des personnes qui ont pu rencontrer la famille Raba aujourd’hui, ont constaté que, bien que quasi-anéantie par le cauchemar qu’elle vit, et en particulier Madame Raba, la famille était toujours aussi déterminée, sachant les risques qu’elle encourt en cas d’expulsion.
MARDI 28 NOVEMBRE, 19h30 : Les autorités auraient décidé d’expulser la famille Raba vendredi 1er décembre à 7h30 du matin. Si cela se réalise, MM. F. Lamy et N. Sarkozy prendraient donc la responsabilité de ramener M. et Mme Raba face à leur tortionnaires qui on le rappelle ont pignon sur rue et sont là-bas, garant de l’autorité et de la loi. Ils avaient commencé à reconstruire leur vie ici, promesse d’embauche à l’appui, cette famille qui correspond en tout point à la fameuse circulaire, en Haute Saône dans un vaste département de 200 000 habitants où 9 familles seulement seraient actuellement sans papiers. Nous vous appelons à protester vigoureusement auprès du ministre et du préfet afin d’empêcher que l’irréparable ne soit commis. La mobilisation doit être plus forte que jamais pour empêcher Messieurs Lamy et Sarkozy de commettre l’irréparable. Il faut intervenir auprès des autorités pour prévenir le drame. Ils ont droit de vie sur cette femme et cette homme et peuvent prendre la décision d’apaisement qui est la seule humainement acceptable, laissez les vivre, laissez les vivre en France ! Et que deviendraient ces 3 enfants qui n’ont connu que la France ? Mme Raba est au bout du rouleau, jointe par téléphone, elle craint énormément pour sa vie. Comme son mari, elle est anéantie. Les enfants ne comprennent pas. Elle leur dit, "demain, on sera sorti". Les enfants répondent "maman on te croit pas, tu dis toujours demain, et on est toujours en prison". Un personne a pu les voir ce matin après plus d’une heure à négocier avec les policiers qui ne voulaient pas : ils auraient laissé entendre qu’il y avaient un arrivage de famille (bien que la personne n’ait vu entrer personne). "A Vesoul nous étions aussi nombreux qu’hier. En fait plus nombreux parce qu’il y avait plus de policiers." Pendant ce temps "sans doute 80 personnes rassemblées (plus de 60 selon le gars des RG) au kiosque des Capucins à Gray. Les gendarmes étaient présents et passait régulièrement à coté. Ils étaient un peu plus haut pour surveiller le rassemblement. Forte motivation chez les mamans majoritairement présentes, et aussi beaucoup d’enfants, de copains de Qirim. On a décidé la poursuite jusqu’à la libération des Raba. Un départ sera prévu demain pour Vesoul (16h départ collectif). Un rassemblement sera quand même prévu au kiosque comme chaque soir avec des bougies" M. Pendant ces rassemblements, la pétition passait les 3000 signatures.
LUNDI 27 NOVEMBRE, 20h : Les rassemblements ont eu lieu en simultané : s’il y a eu une trentaine de personnes à Vesoul devant la prefecture, entre 120 et 130 habitants du quartier se sont réunies au kiosque des Capucins à Gray. Le maire de Gray se serait engagé à intervenir pour la famille avec une lettre auprès de la délégation de 7 habitants : "Le Comité de Soutien de la famille Raba ainsi que des femmes et des parents d’élèves du quartier des Capucins ont été reçus par le Maire de Gray à 17H00 ce soir. Ils lui ont demandé de faire une intervention auprès du Préfet de la Haute-Saône et du Préfet de Région afin que la famille Raba soit régularisée." Manifestation de Gray du 27/11 : "Les participants étaient plus nombreux que samedi dernier, avec, en particulier, des enfants de l’école Moïse Levy. Le Comité de Soutien de la famille Raba ainsi que des femmes et des parents d’élèves du quartier des Capucins ont été reçus par le Maire de Gray à 17H00 ce soir. Ils lui ont demandé de faire une intervention auprès du Préfet de la Haute-Saône et du Préfet de Région afin que la famille Raba soit régularisée. La gendarmerie n’a cessé de tourner en camionnette et, vers 17 h 30, une gendarmette est venue "au contact" (c’est son expression) pour demander des complément d’informations pour transmettre à l’autorité ( ?) et au procureur. Elle a posé des questions sur le futur des manifestations et a demandé que des volontaires donnent leur nom. Nous en avons profité pour dire ce que nous pensions de l’attitude des gendarmes lors de "l’enlèvement" de la famille Raba." Bernard. A Vesoul, pendant ce temps, à l’autre rassemblement, le préfet n’était pas là pour recevoir la délégation, et il n’a pas donné de réponse à la demande d’être reçu. La délégation a donné rendez vous le lendemain au gars des RG. Il sait qu’il y aura un rassemblement tous les soirs jusqu’à ce qu’il ait fait libérer la famille. Devant la préfecture, des bougies avaient été placées pour maintenir les lueurs d’espoir. Encore 63 signatures papier pour la pétition. A 20h, il y avait encore une dizaine de mamans autour de bougies au kiosque des Capucins. Les époux Raba, sont dans un état de desespoir et de fatigue très avancé. Ils ne savent plus quoi dire aux enfants. Les gamins comptent les avions qui décollent et les avions qui atterissent. (La pétition, à peine lancée sur internet, reccueillait déjà 1400 signatures en 24h) Le sénateur Louis Mermaz a envoyé également un courrier au préfet.
DIMANCHE 26 NOVEMBRE, 9h : "56 Signatures sur papier à rajouter sur le réseau dont 17 faxées à la préfecture et au ministère. La plupart viennent des entreprises de Gray et des administrations, nous avons le soutien du curé de Gray, aujourd’hui distribution de la lettre au préfet par des croyants à la sortie de la messe devant la Basilique de Gray."
SAMEDI 25 NOVEMBRE, 14h : Une cinquantaine de personnes étaient présentes pour écouter le témoignage des amis qui avaient rendu visite à la famille Raba vendredi. Témoignage de Qirim, lu devant toutes et tous : "j’ai rien fait ! j’aime bien mes copains ! je travaille bien à l’école !". Voilà ce qu’a dit l’enfant du haut de ses 7 ans... Un groupe d’adultes, pour l’essentiel des mamans du quartier des Capucins sont partis ensuite à pied à la mairie de Gray. 67 manifestants exactement (on a pris soin de les compter) dont des enfants qui ont tenu à se joindre spontanément au mouvement. Devant la mairie : M. le maire était hélas absent. Le comité de soutien "Non aux expulsion" ainsi que la LDH et RESF lui ont donné rendez vous par téléphone lundi à 16h30 au kiosque des Capucins, en espérant qu’il soit là. Un rassemblement sera dorénavant prévu à partir de lundi 27 novembre : tous les soirs à 16h30 au kiosque des Capucins à Gray, et parallèlement à 17h devant la prefecture de Vesoul. Un départ collectif sera chaque jour prévu pour Vesoul. Les bougies données par le curé seront alumées au kiosque : pour qu’il y ait toujours un lueur d’espoir...
VENDREDI 24 NOVEMBRE, 21h : Nous apprenons à l’instant (vendredi 21h) que l’OFPRA a dit NON. La famille RABA risque l’expulsion vers le Kosovo, avec tout le cortège de desepoir et de violence que cela représente pour elle. Leur sort est entre les mains de M. Lamy, préfet de Haute Saône et de M. Sarkozy, ministre de l’intérieur qui ont entre leurs mains droit de vie sur la petite famille. Plus que jamais, nous devons faire pression et dénoncer l’attitude lourde de conséquences qui consisterait à les expulser ! Le rassemblement de samedi 25 novembre est à 10h au niveau du kiosque au quartier des Capucins à Gray, à l’appel du Comité de soutien "Non aux expulsions", de la LDH et de RESF. Les femmes du quartier ont été aujourd’hui voir le curé de Gray, celui-ci a assuré de sa totale solidarité avec leur action et leur a donné 20 bougies (15 grandes et 5 petites). Elles seront placées sous le kiosque des Capucins. 50 signatures supplémentaires reccueillies aujourd’hui encore...
VENDREDI 24 NOVEMBRE, 18h : A ce jour un habitant sur deux du quartier des Capucins a signé la pétition. Des mamans et des habitants du quartier vont aller s’inscrire sur les listes électorales. L’opération "minibus" : Le minibus est arrivé au centre de rétention de Lyon saint exupéry vers 11h. 5 habitant(e)s du quartier des capucins ont pu rendre visite avant midi à la famille Raba (d’abord 2 puis 3). Pas de photo hélas puisque c’est interdit, mais une grosse bouffée d’oxygène. Cette après midi, les 4 autres "messagers" de Gray ont été à leur tour voir les Raba. La police du centre n’a pas autorisé la délégation à donner tous les jouets et a demandé de choisir entre jouets ou dessins ! Cela pour rappeler que le cebntre est aussi une sorte de prison ? Les gamins pleuraient. Le plus grand essayait de retenir ses larmes. C’est terrible pour eux. Le Grand demande à sa maman "pourquoi on est là ?" et la maman ne sait quelle explication donner à son fils ! Les parents sont de plus en plus inquiets. Ils attendaient avec impatience et grande inquiétude la décision de l’OFPRA (qui fut négative). Le centre de rétention... Le midi, la délégation a mangé sur le parking. sous les "yeux" des caméras qui tournent et surveillent. A coté, il existe un episte spéciale qui conduit directement du centre de rétention à l’aéroport vers la zone de logistique. L’architecture a été conçue spécialement pour virer les gens sans que personne ne le sache.
La délégation est rentrée, fatiguée, horrifiée et assomée par ce qu’elle a vue là-bas. "CE VENDREDI 24 NOVEMBRE, UN MINIBUS EST PARTI DE GRAY POUR LYON SAINT EXUPERY AVEC DES PARENTS DU QUARTIER DES CAPUCINS QUI EMMENERONT DES SACS DE JOUETS, DES DOUCEURS ET DES LIVRES POUR LES PETITS !!!! Le minibus est parti vers 8h30 avec 9 habitants du quartier. Nous avons emmené également des photos des autres enfants de l’école, ainsi que des dessins faits par les enfants"
JEUDI 23 NOVEMBRE : DES CE MATIN DES CHAISES VIDES ONT ETE PLACEES DEVANT LES DEUX ECOLES CONCERNEES A GRAY ! 56 signatures supplémentaires.
La famille Raba en octobre dernier à Gray. Nous voulons que M. le Préfet et M. le ministre de l’Intérieur fassent revenir au plus vite les enfants dans leur classes !!! D’autres initiatives sont en cours de préparation par les parents du quartier des Capucins de Gray, la LDH et RESF. Une manifestation serait organisée à Gray samedi matin. A suivre...
MERCREDI 22 NOVEMBRE, 21h : Une quarantaine de personnes se sont rassemblées à 14h30 devant la préfecture de Vesoul pour réclamer la libération et la régularisation de la famille Raba. Une délégation a été reçue en prefecture par le directeur de cabinet, pour demander également la régularisation des autres familles sans papier de Haute-Saône. Les représentants de la prefecture ont été plus aimable cette fois-ci. La discussion a été correcte. 50 signatures supplémentaires signées pour les Raba devant la prefecture, et 50 dans un train. 170 euros ont été collectés hier par les parents d’élèves du quartier des Capucins. Cet argent servira aux visites, à la famille Raba.
MARDI 21 NOVEMBRE, 21h : A partir de 16h30, nous étions une centaine à nous être rassemblés au kiosque du quartier des Capucins à Gray (60 selon les 2 agents RG présents !), parents d’élèves, voisins, élus de Gray ou des environs, militant(e)s de la LDH, du RESF, ou d’autres organisations, pour réclamer la libération de la famille Raba, arrêtée au petit matin jeudi dernier et conduite au centre de rétention de Lyon Saint Exupéry. Traumatisés par ces chaises vides à l’école, nos enfants nous demandent si eux aussi, ils vont être arrêtés s’ils n’ont plus de papiers. La place des enfants n’est pas dans ce qui s’apparenteà une prison mais ici, à Gray,pourqu’ils puissent aller à l’école avec leurs petits camarades. Des lettre ont été signées par les nombreuses personnes présentes.100 pétitions ont été signées. Un rassemblement est prévu mercredi 22 novembre à 14h30 devant la préfecture de Vesoul. De l’argent a été collecté pour la famille Raba.
LUNDI 20 NOVEMBRE, 16h30 : Compte rendu de la visite de la délégation de Haute Saone venue spécialement voir la famille RABA au centre de rétention de Lyon : Ambiance presque comme dans une prison : barbelés, caméras partout, même si on s’en doute les vrais prisons sont pires, et ici au moins, les gens peuvent discuter entre eux et prennent leur repas en commun. Rencontre dans une petite pièce exigue. Une petite délégation s’est rendue de Gray (Haute Saône) jusqu’à Lyon. Ils sont entré dans le centre de rétention accompagnés d’une dame de RESF Lyon vers 14h15 et en sont sortis après avoir passé une heure avec la famille RABA pour les aider à remplir des papiers pour leur dossier. Sortie du centre vers 16h. Le centre de rétention, parlons en ! 7 enfants mineurs y sont "hébergés" actuellement : pour les trois enfants RABA, ce n’est pas rigolo du tout. Même si les repas doivent être corrects, la délégation leur a donné des yaourts, du lait, en particulier à cause des enfants...Les expulsés n’ont pas la possibilité d’avoir toutes leurs affaires avec eux : la police ne s’en occupe pas et c’est aux proches de s’endébrouiller. Le grand (qui devrait être avec ses petits camarades de l’école Moïse Lévy deGray,en CE1 et non emprisonné) montrait qu’ilsavait lire en Français. En effet, la dame de Resf lui avait apporté un livre de coloriage : il lui a lu les lignes quiétait en basde chaque page pour montrer qu’il savait bien lire. Les petits de 3 ans et de 4 ans qui devraient eux être à l’écolematernelledu quartier des Capucins à Gray sont dans cet universquasi-carcéral.ilsontquand même droit à une salle de jeu, "une heure par jour"plaisante quelqu’un (humour noir pour arracher un sourire sur un visage triste). Leur place n’est pas dans ce qui s’apparente à une prison ! Leur place est à Gray !
SAMEDI 18 NOVEMBRE, 18h : Le Tribunal a confirmé la rétention pour 15 jours.
VENDREDI17 NOVEMBRE, 12h : Les parents d’élèves de l’école ont rédigé une lettre au préfet signée par tous les parents et un tract pour appeler au rassemblement à Vesoul tout-à-l’heure . 570 signatures signées à ce jour.
VENDREDI 17 NOVEMBRE, 10h30 : La famille RABA est toujours au centre de rétentionde Lyon (l’avion sera parti sans eux). Ils remercient tous les gens qui se mobilisent en Haute Saone et ailleurs, et qui envoient des messages aux autorités. Ils passent demain à 10h au tribunal (Lyon) pour tenter d’obtenir une assignation à résidence. Ils tachent de constituer leur dossiers en urgence pour un ré-examen. Un rassemblement a eu lieu ce matin devant l’école au quartier des capucins à Gray (une cinquantaine de personnes). Ce soir à 17h un rassemblement est prévu devant la prefecture à Vesoul avec demande de rencontrer le préfet pour obtenir leur libération et leur régularisation.
NUIT DU JEUDI 16 AU VENDREDI 17 NOVEMBRE : Au téléphone nuit du 1- au 17 novembre : M. Jousef Raba, sa femme Shpresa Raba et leurs trois petits Qirim, 7 ans Dashnor, 4 ans et Dashrujé, 3 ans. Ils pleuraient (très dur émotionnellement). Ont très peur. Les enfants sont traumatisés, pleurent. Voilà l’horreur encore que sarkozy fait vivre à une famille (pourtant qui correspondait aux "critères", les 2 derniers st nés en france etc...) en plus risques terribles au retourdans un pays ou ils ne connaissent plus d’amis -(ça fait 5 ans qu’ils l’ont quitté !!) La police est venu les chercher à Gray (Haute Saone, 70) ce matin chez eux (jeudi matin au moment du p’tit dej pour ne pas avoir à faire le sale boulot d’arreter des gamins à l’école, les Raba ne s’y attendaient pas) à 7h30 , ensuite entre 9h30 et 12h transféré sur le CDR de Lyon St Ex. Demain matin ils ont tellement peur qu’on les mettent de force dans l’avion avecles petits qui comme leur parents vivent un veritable cauchemar. ils lancent un cri , un appel au secours ! Nous sommes ecoeurés par la violence du ministre de l’intérieur et du préfet de Haute Saone.
Rappel de l’historique : Monsieur et Madame RABA sont arrivés en France le 9 novembre 2001. Plusieurs demandes d’asile ont été rejettées. Ils ont 3 enfants de 3, 4 et 7 ans dont deux sont nés en France. Ils sont tous scolarisés. Les deux plus jeunes à l’école maternelle "les capucins" le plus grand en CE1 au groupe scolaire "Moïse Levy" à GRAY (70100). Pour compléter l’histoire de la famille RABA, il faut ajouter que les 5 frères et les deux soeurs de monsieur RABA sont tous réfugiés politiques, 4 en France, 1 en Suisse, 1en Autriche et 1 en Suède. Monsieur et madame RABA ont subi des violences très graves du fait du refus de monsieur RABA de participer avec l’UCK à des expéditions visant à brûler des villages serbes. Ces éléments de l’UCK font aujourd’hui partie de la police du Kosovo. Cette famille fait l’objet d’un arrêté de reconduite à la frontière confirmé par le tribunal administratif. Ils avaient présentés une demande de régularisation sur la base de la circulaire Sarkozyquin’a jamais reçu de réponse. Un départ était prévu demain vendredi 17 novembre à 10heures15 de Roissy.
COURRIER TYPE : Monsieur le Prefet Monsieur et Madame RABA, originaires du Kosovo, sont arrivés en France le 9 novembre 2001. Ils ont fait plusieurs demandes d’asile qui ont été rejetées. Ils ont 3 enfants de 3, 4 et 7 ans dont deux sont nés en France. Ils sont tous scolarisés. Les deux plus jeunes sont scolarisés à l’ecole maternelle Les Capucins, le plus grand est en CE1 au groupe scolaire Moïse Levy à GRAY (70 100). Cette famille fait l’objet d’un arrêté de reconduite à la frontiere confirmé par le tribunal administratif. Ils avaient présentés une demande de régularisation sur la base de la circulaire Sarkozy qui n’a jamais reçu de réponse de vos services. Les cinq frères et les deux soeurs de Monsieur RABA sont tous réfugiés politiques, 4 en France, 1 en Suisse, 1 en Autriche et1 en Suède. Monsieur et Madame RABA ont subi des violences très graves du fait du refus de Monsieur RABA de participer avec l’UCK à des expéditions visant à bruler des villages serbes. Ces éléments de l’UCK font aujourd’hui partie de la police du Kosovo. Aussi le retour de cette famille au Kosovo est vraiment extrèmement risqué et dangereux. Patrie des Droits de l’Homme, la France doit rester le pays d’asile dont a besoin cette famille en la prenant sous sa protection, elle qui a fui les violences d’un pays qui n’a su la protéger. La France, signataire de la Convention internationale des Droits de l’Enfant, doit permettre à ces 3 enfants de vivre dignement dans un pays qui saura continuer à les accueillir. Monsieur le préfet, je fais appel à votre humanité pour annuler l’Arrêté Préfectoral de Reconduite à la Frontiere et examiner à nouveau ce dossier afin que la situation de cette famille soit régularisée. Soyez assuré, Monsieur le Prefet, de mon profond attachement aux droits et valeurs républicaines qui doivent continuer à enrichir ce pays. etc etc
.
|
|
| Haut |
|
 |
Inscription: Mer 10 Aoû 2005, 7:25 Messages: 7469 Localisation: 15 ans pas plus.
|
Posté: Ven 22 Déc 2006, 16:17
.
" ------------ WINNIE DOIT RETROUVER SA MAMAN - MELANIE DOIT ÊTRE LIBÉRÉE ET RÉGULARISÉE ! http://www.educationsansfrontieres.org/ ... ticle=3384 Vous pouvez vous aussi signer en ligne à l'adresse suivante: http://www.educationsansfrontieres.org/ ... ticle=3384 Ou bien, vous pouvez, si vous le préférez, envoyer un email à l'adresse educsansfrontieres@free.fr pour confirmer votre engagement sur le texte qui suit, ainsi qu'un message personnel de votre part, si vous le souhaitez.
Winnie RAJANAKARIVELO est une petite fille de 3 ans et demi, d'origine malgache et née en France. Elle est scolarisée à l'école maternelle 53 bis, rue Max Dormoy à Paris dans le 18ème arrondissement. Cette petite fille vivait jusqu'à présent seule avec sa maman, Mélanie RASOANASOLO, arrivée en France en 2001. Mais Winnie n'a plus de contact avec sa maman depuis le 14 décembre 2006. Mélanie a été arrêtée à Charleville Mézières, ce jour là, et la préfecture des Ardennes a délivré à son encontre un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière, qui concerne également Winnie. Depuis le 15 décembre, Mélanie a été transférée au Centre de rétention administratif de Lesquin, à côté de Lille, et est expulsable à tout moment avec sa petite fille. Winnie ne connaît que la France et toutes ses attaches sont sur notre territoire. Sa maman, malade, n'imagine pas de rentrer à Madagascar où il ne lui reste que deux frères qu'elle ne voit plus. Elle a bâti son existence en France, y a tissé des liens forts, et ne veut pas quitter notre pays. Mélanie est actuellement en grande détresse psychologique, isolée au C.R.A de Lesquin, loin de ses soutiens et de son enfant et sa santé s'est dégradée depuis son arrivée au centre de rétention. Les vies de Winnie et de Mélanie sont ici, au milieu de leurs amis et des copains de classe de Winnie. Et comment penser que Winnie, très perturbée par l'absence de sa maman, passera Noël sans elle ?
NE LAISSONS PAS WINNIE ET MELANIE ETRE EXPULSEES !
C'est pourquoi nous demandons à la préfète des Ardennes la libération de Mélanie, et à la préfecture de Paris, l'obtention pour elle et sa petite fille d'un titre de séjour Vie Privée et Familiale, leur permettant de continuer à construire leur avenir en France."
.
|
|
| Haut |
|
 |
Inscription: Mer 10 Aoû 2005, 7:25 Messages: 7469 Localisation: 15 ans pas plus.
|
Posté: Dim 14 Jan 2007, 19:09
.
Lyon : pétition pour Mme Jay et ses enfants
COMITE DE SOUTIEN POUR MADAME JAY AVEC RESEAU EDUCATION SANS FRONTIERE ET L’ ECOLE MATERNELLE ANDRE PHILIP (Lyon 3ème)
Entrée régulièrement sur le territoire français en 1999 et titulaire d’un titre de séjour jusqu’en 2004, Madame JAY s’est vue suspendre son titre de séjour alors qu’elle avait un travail, un logement, deux enfants nés en France et un compagnon en situation régulière. La préfecture refuse toujours de la régulariser ...
Paris 17° Pétition pour Ervand
PETITION DE SOUTIEN POUR ERVAND GAMARELYAN
GAMARELYAN ERVAND papa de Tamara, élève de CE2B (la classe de Marie-Luce) et de David, élève de maternelle moyenne section (la classe d’Emilie) à l’école Truffaut, a été arrêté début janvier et placé depuis en centre de rétention.
Il est actuellement détenu à l’Ecole Nationale de Police, dans l’attente d’un jugement (21 janvier), et menacé d’être expulsé vers l’Arménie, pays qu’il a fuit pour des raisons d’oppression politique.
Non à l’expulsion de Pedro Paulo Gadelha Jacaranda, de sa femme Lindaci et de leurs 5 enfants
mercredi 10 janvier 2007
Pour que Peng et Thomas ZHOU puissent grandir en France avec leur papa
Le papa de Peng Zhou , élève à l’école élémentaire B, 41 rue de Tanger et de Thomas Zhou(né en France), scolarisé à la maternelle 28-30 rue d’Aubervilliers(Paris 19ème ), a été arrêté le 5 janvier 2007 lors d’un contrôle d’identité et a été transféré au centre de rétention de Vincennes dans la soirée. Un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière lui a été notifié. Dimanche 7 janvier, il a été assigné à résidence.
Varès (47). Violence et expulsion : pas de double peine pour Solange et Saraïva !
Nevers : Pétition pour Fatih
PETITION POUR LA REGULARISATION DE FATIH
Fatih Kilic, 23 ans, d’origine Kurde et de nationalité Turque a été appréhendé il y a trois jours à Nevers lors d’un contrôle routier. Fatih est arrivé en France à l’âge de 16 ans chez des membres de sa famille qui ont pour certains le statut de réfugié politique. Il est bien intégré : il sait lire et écrire, il a plein d’amis... Son origine fait que son retour en Turquie serait pour le moins problématique et qu’il serait sans doute jeté en prison (...)
Haute-Savoie (74) : La famille Hadzikic, Amina, Melisa, Hamzi... est en rétention
Vous pouvez signer la pétition-lettre adressée au préfet et/ou vous adresser par vous-même au préfet :
tel pref : 04 50 33 61 32 ou 04 50 33 61 06
fax pref:04 50 33 64 80
prefecture.haute-savoiehaute-savoie.pref.gouv.fr
vous pouvez essayer aussi sous réserve :
dominique.fetrothaute-savoie.pref.gouv.fr (secrétaire général)
remi.caronhaute-savoie.pref.gouv.fr (préfet)
Annecy, le 3/01/07 14H38 (...)
Maine et loire : pétition pour le retour de Oumar Diallo
Toutes et tous ensemble, réclamons :
Un VISA de retour pour Monsieur DIALLO,
JUSTICE pour Madame DIAKITE .
Monsieur le Préfet de Maine et Loire,
Monsieur le Ministre de l’Intérieur,
Madame DIAKITE a donné toutes les garanties lors de son entretien à la Préfecture le 11 août dernier. Elle doit obtenir, comme les autres familles, parce que c’est l’équité et la justice, son admission au séjour.
Monsieur DIALLO qui a suivi scrupuleusement les consignes données par le Consul de France à (...)
Collège Alain Fournier (paris 11°) : DES PAPIERS POUR LA FAMILLE DE JHONNY
Alors que leur situation justifierait pleinement l’obtention de titres de séjours, les parents de Jhonny, élève au collège Alain-Fournier, ont essuyé un refus de la part de la préfecture.
Jhonny, son père et sa mère sont en France depuis 2000. Jhonny a une petite sœur née en France en 2002 ce qui justifie le maintien de la famille sur le territoire français. Les deux enfants sont scolarisés et parfaitement intégrés.
Nous, parents d’élèves, personnel enseignant et non enseignant du collège, (...)
Pour que Belany puisse continuer à fréquenter l’école Saussure (Paris 17°)
Décembre 2006 : À ce jour, la maman de Belany ( 10 ans1/2 ), de nationalité capverdienne, peut à tout moment être arrêtée, placée en centre de rétention puis expulsée vers son pays d’origine, qu’elle a quitté dans l’espoir d’assurer un meilleur avenir à sa fille, et pour permettre à cette enfant de vivre dans le même pays que son père, qui lui est installé en France depuis 1999 en séjour régulier.
Cette femme vit depuis plus de 5 ans en France, pays dans lequel son propre père, déjà, a (...)
WINNIE DOIT RETROUVER SA MAMAN - MELANIE DOIT ÊTRE LIBÉRÉE ET RÉGULARISÉE !
Winnie RAJANAKARIVELO est une petite fille de 3 ans et demi, d’origine malgache et née en France. Elle est scolarisée à l’école maternelle 53 bis, rue Max Dormoy à Paris dans le 18ème arrondissement. Cette petite fille vivait jusqu’à présent seule avec sa maman, Mélanie RASOANASOLO, arrivée en France en 2001.
Mais Winnie n’a plus de contact avec sa maman depuis le 14 décembre 2006. Mélanie a été arrêtée à Charleville Mézières, ce jour là, et la préfecture des Ardennes a délivré à son (...)
Pour CHENG, un TITRE DE SÉJOUR !
CHENG, né le 28/11/1988 en Chine, est arrivé en France à l’âge de 15 ans en 2003.
Il est scolarisé en classe de première - option Gestion - au lycée professionnel Martin Nadaud (20ème). Sa soeur, MENG, née en 1991, est scolarisée en 3ème générale au collège Jacques Decour (9ème). Ils sont tous deux très intégrés au système français. Ils ont déjà une bonne pratique de la langue et un grand désir de poursuivre leurs études en France.
Les parents viennent d’obtenir en octobre un titre de (...)
Pétition SAAD DOIT RESTER !
Saad doit rester !
Saad est arrivé du Maroc en 2001. Sa famille confrontée a des difficultés économiques et sociales qui mettaient en péril la vie de ses enfants n’a pas eu d’autre choix que de confier Saad à une amie en France.
Avec courage, il a su s’adapter à ses nouvelles conditions de vie, il a passé son C.A.P et son bac de mécanicien avec succès, et il désire l’année prochaine faire une qualification MPM.
Mais tous ses projets d’avenir risquent de s’écrouler s’il n’obtient pas un (...)
Pétition : Ben doit pouvoir vivre parmi nous
Ben est né en France et a 7 ans. Il vit avec sa demi-sœur, sa mère en situation régulière, et son père, sans papiers. Les deux parents sont d’origine ivoirienne. Ben ne connaît pas la Côte d’Ivoire et la seule langue qu’il parle est le français. Il a toujours été scolarisé en France, vécu à Paris dans le 10ème où il est bien intégré.
Pourtant, la présence de Ben en France, le seul pays qu’il connaisse, est menacée. Son père, qui vit en France depuis 13 ans, risque de se faire expulser. En (...)
Paris 19° URGENCE POUR LA FAMILLE DE SHAN
Alors que leur situation justifierait pleinement l’obtention d’un titre de séjour, les parents de Shan REN, élève au collège Claude-Chappe (19è), sont sous le coup d’une mesure d’expulsion.
Arrêtée jeudi lors du démantèlement d’un atelier de couture clandestin, Lianping SHI, la maman de Shan, est en rétention à la Préfecture de Police de Paris. Un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière lui a été notifié.
Nous, parents d’élèves, personnel enseignant et non enseignant du collège, (...)
Pétition pour la régularisation de Yurong LIN (Paris 3°)
Pétition pour la régularisation de Yurong LIN
Les personnels, les enseignants, les organisations syndicales ( SNES, SUD, SGEN CFDT, FO, CGT),du lycée François Truffaut 28 rue Debelleyme 75003 Paris
Monsieur le Préfet de Police,
De nationalité chinoise, Yurong Lin, est une élève de 1ere année de bac professionnel au lycée François Truffaut, où elle est inscrite depuis septembre 2004. Ses professeurs ont apprécié le sérieux et la qualité de son travail ainsi que sa motivation. Ses résultats (...)
Pétitions hébergées sur le site de la FCPE
URGENT : Pétition pour la famille Diakité
Parents élus et enseignants des écoles
Maternelle Vitruve 61 et 68
Elémentaires Riblette 14 et 16
Citoyens et toute autre association
Une famille est frappée de malheurs successifs parce qu’on a un jour décidé que le papa pouvait dorénavant se faire soigner dans son pays d’origine !
Monsieur et Madame Diakité sont arrivés en France en 1997 où ils ont fondé une famille : deux garçons nés à Paris, Mohamed en 2000 et Ibrahima en 2005. Le papa est suivi médicalement depuis 1997.
Or, les (...)
Pour la régularisation de Karim, lycéen, Bordeaux
jeudi 30 novembre 2006
Collège Alain-Fournier (11°) : Pétition pour Prisca et sa famille
DES PAPIERS POUR LA FAMILLE DE PRISCA
Alors que leur situation justifierait pleinement l’obtention de titres de séjour, les parents de Prisca, élève au collège Alain-Fournier, viennent d’essuyer un refus de la part de la préfecture.
Prisca, sa mère, et ses frères et sœur sont en France depuis 1999. L’état de santé du petit frère de Prisca justifie le maintien de la famille sur le territoire français. Les trois enfants sont scolarisés, et parfaitement intégrés, depuis leur arrivée en (...)
Vandoeuvre (54) Pétition pour le jeune (presque) marié
PETITION contre l’expulsion de M. Hassane OUMSISSI
Alors que son mariage est prévu le 9 décembre prochain à 14h à la mairie de Vandoeuvre (venez nombreux !), M. Hassane Oumsissi doit être expulsé... le 6 ! Pourquoi expulser M. Oumsissi ? Quel crime a-t-il commis ? Quel délit ?
Aucun, sinon d’être né dans un autre pays. Hormis ce choix bien stupide, il faut le reconnaître, il n’y a absolument rien à lui reprocher : il se comporte d’une manière irréprochable, les témoignages de son (...)
Pour la régularisation d’Amira et de sa famille
Amira est scolarisée en 6ème au collège André Citroën depuis septembre 2006 après 5 ans de scolarisation dans une école francophone en Tunisie. C’est à cette date qu’elle est entrée en France pour rejoindre ses parents, sa petite sœur et son petit frère.
Sa petite sœur, âgée maintenant de cinq ans, est en effet atteinte d’une maladie grave et orpheline qui lui a déjà coûté un œil et qui a rechuté trois fois ; le traitement et le suivi médical de cette maladie doivent se poursuivre sur une (...)
Pétition C. de Pisan (Paris 17°)
Pour garder Rayane et Jugurtha parmi nous.
À ce jour, les parents de Rayane (5ans ½) et Jugurtha (4 ans) ainsi que leur petit frère Dilane-Gaya (5 mois) sont menacés d’expulsion vers le pays d’origine des parents où leur vie est en danger.
Cette famille, en France depuis bientôt 5 ans, a déposé un dossier pour sa régularisation dans le cadre de la circulaire Sarkozy du 13 juin 2006. Leur dossier était complet et remplissait toutes les conditions, mais il a été refusé.
Nous, parents (...)
Pétition pour Fabian (Paris 15°)
Pour la régularisation de Fabian et de ses parents
Fabian Chacana est scolarisé en 6ème au collège Georges Duhamel, 13 rue des Volontaires 75015 Paris, après deux années passées à l’école primaire Blomet.
Fabian et ses parents sont très bien intégrés en France comme le montrent les très nombreux témoignages de sympathie qu’ils ont obtenus. Fabian a une attitude sérieuse et a noué de multiples liens tissés dans notre quartier.
Pour pouvoir rester en France, ses parents ont déposé un dossier (...)
Des papiers pour Saran (Malakoff 92)
vu sur le site http://despapierspoursaran.free.fr
URGENCE !
Saran, élève de l’école maternelle P. Bert à malakoff n’a toujours pas de papier.
Et pourtant, le dossier ,déposé en prefecture par sa mère, correspondait en tout point aux exigences de la circulaire du ministre de l’Intérieur.
Et pourtant, Saran et son frère Gagny-Mamadou sont nés en France.
Et pourtant leur père, en france depuis plus de 10 ans, est titulaire d’une carte de séjour de 10 ans.
Aujourd’hui Saran, son petit frère (...)
Paris 10° : Pétition de soutien aux familles des hôtels de la rue Jarry
Pétition de soutien aux familles des hôtels de la rue Jarry
18 familles et leurs 25 enfants du 10ème arrondissement, logées dans deux hôtels « sociaux », sont quotidiennement harcelées par leur hôtelier.
La raison de ce harcèlement est purement spéculative : une récente disposition préfectorale oblige les hôteliers à fournir aux familles un hébergement décent, à savoir deux personnes par chambre de 10m2.
Plutôt que de respecter cette obligation, ce propriétaire de plus de 1.000 lits à (...)
SOUTENONS LA FAMILLE BELHOUT
communiqué par http://collectif.ying-ming.monsite.wanadoo.fr/
SOUTENONS LA FAMILLE BELHOUT qui espérait pouvoir bénéficier de la circulaire du 13 juin ... Bien que réunissant tous les critères, le préfet leur refuse la régularisation et les menace d’expulsion. Il faut que cesse cet acharnement !!!
Nouvelle pétition de soutien à la famille BELHOUT : Non à l’acharnement !
SOUTENONS Augusto DA SILVA ET SES ENFANTS !
communiqué par http://collectif.ying-ming.monsite.wanadoo.fr/
M. Augusta DA SILVA serait en très grand danger s’il retournait actuellement dans son pays. Que deviendraient ses enfants ? ... Quel serait l’avenir de Joao, 23 ans et paraplégique, sans la présence de son père auprès de lui ? Monsieur le Préfet de l’Eure, nous vous demandons de lui délivrer, à titre humanitaire, une carte de séjour à titre définitif ainsi qu’à ses enfants majeurs...
Pétition : Pour la famille Razafisaona à Soissons
ILS SONT SOUS NOTRE PROTECTION
Madame le Préfet de l’Aisne,
Une famille malgache menacée d’expulsion est obligée de se cacher dans notre département.
Ils sont aujourd’hui sous la protection du Collectif de Défense des Sans-Papiers de l’Aisne.
Les trois enfants, Valera (17 ans), Dominique (13 ans) et Diana (8 ans) sont de fait privés du droit de suivre une scolarité normale. Diana n’a été scolarisée qu’en France et Valéra a obtenu une bourse nationale au mérite.
Cette famille, en France (...)
ZOLBOOT NE DOIT PAS ETRE EXPULSE
Zolboot Burjigin Janbala Suren est né le 10 novembre 1999 en Mongolie et est atteint d’une surdité profonde bilatérale. En 2004 il a perdu son père et sa mère et a été confié par la juridiction mongole à sa tante. Depuis Août 2005 Zolboot est scolarisé dans une classe spécialisée pour enfant sourd, à l’école du Grand Meaulnes de Bourges, et dispose de soins appropriés. Grâce à un travail spécifique soutenu par une équipe médicale pluri-disciplinaire cet (...)
Contre une immigration jetable (pétition)
Réforme du droit des migrant(e)s : Une attaque sans précédent Uni(e)s contre une immigration jetable [pétition]
Nous refusons le projet de loi CESEDA que prépare le gouvernement sur l’immigration !
Soutien à Gloria, 9 ans et ses parents angolais (Vendée)
N’Gamet doit pouvoir terminer ses études en France
Pétition LDH Toulon
Morbihan : POUR QUE TORNIKE GRANDISSE EN FRANCE
Celà se passe à Lorient (56100) dans le Morbihan et c’est un élève de l’école primaire publique Le Manio.
Voici le texte de la pétition qui circule actuellement.
"POUR QUE TORNIKE GRANDISSE EN FRANCE
Pour Torniké ZARDIACHVILI, élève de CM2 à l’école primaire du Manio,le 30 juin ne marquera pas le début des vacances scolairesmais bien le commencement d’un calvaire. En effet, le "surcis" accordé par la circulaire du Ministre de l’Intérieur du 31 octobre 2005 prendra fin le 30 juin 2006. Des (...)
Comité de Soutien Mariami Bordeaux Centre
Depuis la rentrée de septembre 2005, Mariami est scolarisée à l’École Maternelle Paix, à Bordeaux. Depuis plusieurs mois, son papa et sa maman sont sans papiers et vivent dans l’angoisse de l’expulsion. Originaires d’Abkhazie et de Géorgie, ils se sont réfugiés il y trois ans suite à des menaces de mort et à la destruction de tous leurs biens.
Le Comité de Soutien "Mariami Bordeaux Centre" demande la régularisation de la famille (séjour, santé, droit au travail) afin qu’elle puisse vivre (...)
Sauvons le papa de Stéphane
Un enfant de petit section maternelle de Paris 13 menacé d’expulsion
Il faut régulariser Maria SIMAO !
Pétition Keddim
UNE NOUVELLE FAMILLE MENACEE D’EXPULSION
MOBILISONS-NOUS
Monsieur et Madame Khedim sont arrivés en France le 26 juin 2002 après un départ d’Algérie dans des conditions très difficiles et un transit en Espagne puis Finlande. Ils sont parents de trois enfants dont deux scolarisés dans le 3ème arrondissement :
Fatiha, née en 1998 en Algérie scolarisée en CE1 rue des Vertus,
Chaïma, née en 2002 en Finlande scolarisée en maternelle rue Brantôme
Mohamed, né en 2004 en France
Depuis 2002, (...)
Tous ensemble avec Dinka Hadzic et sa famille !
Droit au séjour pour la famille KOJOAN
Sarvar HOSSEINI, en défense d’un mineur isolé
Pétition pour Sarvar HOSSEINI, afghan et élève d’ENSA (non francophone) au collège Rodin dans le 13ème arr. à Paris.
Pétition pour Mme RALISON Houly : Lettre ouverte à Monsieur le Préfet des Hauts de Seine
Pétition pour Caleb (RESF 59 62)
à imprimer et faire signer
Caleb MONDO-KILWATONDA, congolais (Kinshasa), né le 03 mai 1987, est en classe de Terminale CAP Peinture Revêtement au Lycée Maurice Duhamel de Loos et pour lui, c’est bientôt les examens : mai et juin. Il est arrivé en France en janvier 2004, en tant que mineur isolé. Par la suite, il a fait une demande d’asile politique qui lui a été refusée. Il a fait un recours. Son recours a été rejeté.
Le 13 février 2006 il a déposé une demande de séjour « vie privée, vie (...)
Paris - Un droit au séjour pour Vassouleymane TOURÉ et son épouse
En juin dernier, Mariam a obtenu un titre vie privée et familiale. Mais son père et sa famille sont toujours dans la galère.
Ecole Piver (Paris 11°) : pétition pour Jacques
La pétition de soutien au petit Jacques, 3 ans, scolarisé à l’école maternelle Piver Paris 11° est signable en ligne sur le site de la FCPE75 sous le titre "mobilisons-nous pour le petit Jacques Shi-Zhang" :
http://www.fcpe75.org/cpe/rubrique.php3 ?id_rubrique=138
Son papa a été expulsé en Chine en mars 2006 et sa maman va accoucher en juillet.
Ils ont un grand besoin de tous vos soutiens.
et, bien sûr, pendant que vous êtes sur le site, signez toutes les autres pétitions si ce n’est déjà (...)
Paris - Le Lycée Voltaire se mobilise autour de ses élèves sans-papiers
Le Lycée Voltaire est mobilisé autour de ses élèves sans papiers
Deux pétitions pour Shiran et Souad, toutes deux élèves de terminale sont signables en ligne sur le site RESF Lycée Voltaire :
http://resflycvoltaire.free.fr/
Alex et David sont sous notre protection
La pétition est en ligne !
http://www.petitiononline.com/lyon1er/petition.html
Rappel de l’adresse du blog :
http://aleketdavid.blog.20minutes.fr/
A signer, à faire connaître très largement ! Il y a urgence,
Mireille Peloux
Resf Lyon
Texte de la pétition :
Lettre ouverte à Monsieur le Préfet du Rhône, Alek (10 ans) et David (7 ans) BABAÏAN sont scolarisés à l¹école Victor Hugo (1er arrondissement de Lyon) depuis leur arrivée en France avec leur mère en novembre 2005. Depuis, le 7 avril, (...)
Les détails et précision sur RESF...
.
|
|
| Haut |
|
 |
Inscription: Mer 10 Aoû 2005, 7:25 Messages: 7469 Localisation: 15 ans pas plus.
|
Posté: Ven 26 Jan 2007, 11:59
.
De l'autre côté de la caméra,
Texte en réaction à la présence(envahissante) du QG de campagne de Nicolas Sarkosy, rue d'Enghien dans le 10ème.
La politique de l’image : le ministre, les sans-papiers et la morale.
La politique est devenue une affaire d’image. On le savait. Mais que l’inauguration du siège de campagne d’un candidat à l’élection présidentielle fasse à ce point figure d’événement, surtout pour les journalistes, laisse néanmoins songeur. Il est vrai que le candidat a soigné, comme toujours, sa communication : l’installation dans un « quartier populaire » et multi-ethnique du centre de paris où se côtoient des dizaines de nationalités différentes est ainsi déclinée comme le symbole de l’humanité retrouvée de celui qui veut « rassembler les Français »; le choix de l’ancien local de Paco Rabanne, un immeuble au style original et artiste, serait de même un gage de « modernité » et de « transparence » à l’image de la campagne qu’il entend mener. La forte implantation turque et kurde aux abords de la rue d’Enghien manifesterait enfin que si, à ses yeux, « la Turquie n’a pas sa place dans l’UE » ce jugement ne serait pas synonyme d’arrières pensés xénophobes.
Certes, tout fait sens en politique, mais parfois les signes ont un double sens. Les riverains du QG pourraient ainsi être tentés de croire que l’arrivée de ministre de l’Intérieur dans le 10e constitue aussi un avant-goût amer de ce que pourrait être la France après le 5 mai 2007 : déploiement policier, rue du Faubourg Saint-Denis et rue d’Enghien, avec patrouilles incessantes et contrôles renforcés des « personnes suspectes ». Vision paternaliste et communautariste des relations avec les diasporas étrangères, qu’illustre par exemple le recrutement fortement médiatisé d’un employé kurde censé faciliter les relations avec le voisinage…
Et puis comment ne pas discerner l’extraordinaire cynisme que suppose ce nouveau coup médiatique? Après avoir fait campagne pendant des mois contre l’immigration clandestine le candidat s’installe dans un quartier où se comptent par dizaine les familles de sans-papiers en attente de régularisation. Les écoles du quartier accueillent en effet chacune un important contingent d’enfants aux origines très diverses, nés en France, scolarisés en France, et dont les parents travaillent en France mais qui n’ont pas pu obtenir de titre de séjour.
Chaque jour nous croisons ces familles, devant l’école, dans les rues, dans les squares où nos enfants jouent ensemble, inquiets de la moindre sortie qui expose au contrôle policier, au centre de rétention. Gardant précieusement en cas de contrôle la photocopie des récépissés de dépôt de demande et de recours, sésames bien incertains pourtant. La plupart sont dans des situations humaines et sociales épouvantables et s’accrochent à la moindre chance de régularisation. Leur rêve est pourtant bien modeste : retrouver une vie normale, un travail déclaré, un logement décent, donner une chance à leurs enfants de faire des études.
Et encore ils ne sont pas dans les pires situations comparés à ceux, sans abri et sans ressource, qui errent aux alentours du Square A. Satragne, depuis la fermeture, ordonnée par N. Sarkozy fin 2002, du camp de Sangatte. Alors pour tous ceux, parents d’élèves ou enseignants des écoles Bullet, Chabrol, Faubourg Saint-Denis, Lancry, Martel, Paradis, Récollet, qui manifestent leur solidarité avec ces familles, l’installation du QG de N. Sarkosy fait figure de provocation. Car la fin ne justifie pas tous les moyens. Et utiliser à des fins électorales l’installation dans un quartier populaire après avoir fait des immigrés les cibles principales de sa politique, c’est quand même particulièrement cynique et même, disons le, franchement indécent.
Comité Martel 10ème de soutien aux familles sans papiers.
J'ai été résident meldois, sous l'autorité communale de Mr Copé, un membre de la Famille, bien placé à la cours...
Je ne me souviens plus du trône qu'il visait mais me rapelle qu'en l'occasion il avait fait ouvrir une sucurSALE dans l'allée commerciale de Beauval, un quartier "multi-etnique".
Sa vitrine n'est bien sûr restée que le temps de communication imparti à une campagne locale.
.
|
|
| Haut |
| |