Le Figaro a écrit:
L’information n’est pas passée inaperçue. Depuis jeudi, les réactions se multiplient pour dénoncer le recours par la ville d'Argenteuil, dans le Val d’Oise, à un produit répulsif pour écarter les sans-abri.
La ville, dont le maire UMP Georges Mothron prend chaque été un arrêté pour interdire le centre-ville aux SDF, a reconnu avoir acheté en juillet un répulsif nauséabond appelé «Malodore». Mais elle a essuyé le refus des employés municipaux de l'épandre aux abords du centre commercial du cœur de ville.
«Le carton de Malodore précisait que le produit était toxique et irritant, et qu'il ne fallait pas le respirer, alors, les agents ont décidé de ne pas le diffuser, car ils veulent bien +chasser des rats mais pas des SDF+», raconte un agent de la mairie sous le couvert de l'anonymat.
«Indignation»
Une partie du répulsif a cependant été utilisée par les agents d'entretien de la galerie marchande, devant des sorties de secours où les SDF ont leur habitudes. Dans Le Parisien qui titre samedi «La mairie d'Argenteuil invente le spray anti-SDF», deux SDF expliquent que ce spray «irrite la gorge» et fait «mal aux yeux».
Les sans-abri «posent des problèmes de sécurité et gênent les riverains. C'est une solution triste dont on espère se passer», a expliqué Philippe Metezeau, premier adjoint au maire.
Le secrétaire national à l'égalité des chances du Parti socialiste, Faouzi Lamdaoui, a dénoncé une «scandaleuse chasse au pauvre» et «des moyens contraires à la dignité humaine». Il a demandé au chef de l’Etat de condamner la décision du maire UMP.
Quant au secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, il a fait part samedi de son «indignation». «Le maire d'Argenteuil a une attitude particulièrement méprisable du fait des procédés immondes auxquels il fait appel pour +éliminer+ les Sans Domiciles Fixes de sa ville», a réagi le syndicaliste, fustigeant «un comportement indigne vis-à -vis des plus démunis de notre société qui génère de l'exclusion sociale».
Voila maintenant on "nettoie" Les SDF ... Ce maire est vraiment qu'un gros tas de fumier ... Vive la politique sociale